L’envie d’aider

Aurore Merchin, 44 ans, de journaliste à conseillère funéraire

«Pour faire ce métier, il faut être bon vivant !» confie Aurore Merchin dans un éclat de rire. A 44 ans, après quinze ans de journalisme en presse écrite, cette mère de deux enfants est devenue… conseillère funéraire. Mais elle préfère prévenir : «Ma vie ne ressemble pas du tout à Six Feet Under, la célèbre série. Je ne suis pas thanatopracteur et je ne vis pas dans l’agence de pompes funèbres dont je m’occupe !»

Ce qui l’a amenée à cette reconversion ? L’envie de sortir d’une profession «sinistrée» (Management se porte bien, ndlr), dont elle avait le sentiment d’avoir fait le tour, et l’effroi qui l’a saisie face aux images des morgues improvisées à Rungis lors de l’énorme pic de décès liés au Covid en avril 2020. Pas de fascination morbide chez elle, mais la certitude qu’«aider les vivants qui restent après un décès» pourrait donner du sens à son existence.

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