Le BCG Henderson Institute a apporté des éléments de réponse à la question existentielle du moment : face au développement de l’IA, nos métiers sont-ils menacés ? Dans son étude, publiée ce 8 avril, le think tank a assuré la conclusion suivante : nos emplois vont subir des transformations mais ne seront pas remplacés.

Une première surprise ! En effet, cette étude, qui couvre 1500 types de métiers - soit environ 165 millions d’emplois aux Etats-Unis, révèle qu’un emploi sur deux aux Etats-Unis pourrait être profondément transformé d’ici trois ans, tandis que 10 à 15% des emplois pourraient disparaître dans les cinq ans.

57% des métiers peu impactés par l’IA

Intitulée «AI will reshape more jobs than it replaces», l’étude fait émerger six grandes catégories d’emplois. Ceux, d’une part, où les emplois seront amplifiés par l’IA, à hauteur de 5%. On retrouve parmi eux, les ingénieurs informatiques, les avocats. Ceux où les rôles seront reconfigurés grâce à l’IA (14%), dont les métiers du marketing ou de la recherche académique.

Il y a également les métiers dans lesquels l’IA se substitue à des rôles déjà existants (12%), remplaçant directement le travail humain. Cela concerne les agents de centres d’appels ou certains analystes financiers. Et, moins gravissime, ceux dans lesquels l’IA s’occupera de certaines missions (12%). C’est le cas, par exemple, pour les postes d’agents d’assurance.

Puis on retrouve les métiers pour lesquels l'intelligence artificielle a un impact limité (57%), répartis en deux catégories. D’abord les rôles augmentés en continu grâce à l’IA (23%). L’IA est ainsi intégrée dans le quotidien mais ne transforme pas le métier et le volume d’emplois reste inchangé. Et les métiers à exposition limitée à l’IA (34%), comme les médecins devant leurs patients ou les enseignants devant les enfants, difficilement remplaçables par une IA.