Une mesure qui ne fait pas totalement l’unanimité. Vendredi 16 janvier, Sébastien Lecornu a fait une série d’annonces dans l'espoir de trouver notamment un accord avec les socialistes pour l’adoption du projet de loi de finances de 2026. Parmi elles, la hausse de la prime d’activité de «50 euros en moyenne». Mais celle-ci ne semble pas véritablement satisfaire Sophie Binet.

En effet, ce samedi 17 janvier, la secrétaire générale de la CGT a déclaré chez nos confrères de France Inter que «le meilleur moyen pour que le travail paie plus, c'est d'augmenter les salaires, pas d'augmenter les revenus annexes». Au sujet de la prime d’activité, «on manque de transparence et de visibilité pour savoir en réalité si ça va être 50 euros de plus», poursuit-elle, avant de s’interroger : «Ou est-ce que le gouvernement renonce à baisser de 50 euros la prime d'activité pour les ménages ?»

Plus de trois millions de ménages vont bénéficier de cette hausse de la prime d’activité

La secrétaire générale de la CGT réclame donc des éclaircissements de la part du gouvernement. D’après l'entourage du Premier ministre, la mesure coûtera environ «2 milliards d’euros» par an. Sébastien Lecornu a fait savoir lors de son allocution que plus de trois millions de ménages «seront désormais garantis de gagner plus à la fin du mois» avec cette mesure, une façon de soutenir davantage le pouvoir d’achat des Français.

«Le point central, c'est que la CGT demande une augmentation des salaires et une augmentation du SMIC», martèle Sophie Binet qui ajoute : «C'est dommage que le gouvernement refuse de donner un coup de pouce au SMIC, ça n'aurait rien coûté au budget de l’Etat». La syndicaliste estime que «c’est vraiment un plus pour tous les travailleurs et les travailleuses, ce qui paie le travail, c'est les salaires».