Malgré les différentes réformes menées depuis 2010, le choc d’attractivité du métier d'enseignant ne s’est pas produit. Il faut dire que “restaurer l’attractivité du métier exige un investissement résolu dans l’accompagnement des enseignants pour les préparer au métier, améliorer leurs conditions de travail et leur ouvrir des perspectives d’évolution”, plaide la Cour des comptes, dans un rapport sur la formation initiale et le recrutement des enseignants, publié ce mercredi 1er février.

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Preuve du manque criant d’attractivité du métier : il aurait “manqué” 7.418 futurs enseignants dans le public et le privé sur la période allant de 2017 à 2021, soit, en moyenne, 1.484 postes non pourvus par année, selon les données de la Cour. Pour la rentrée 2022, “aucun bilan de la rentrée scolaire n’ayant été publié à ce jour, il n’est pas possible de quantifier le nombre exact d’enseignants manquants”, précisent les Sages de la rue Cambon. Toutefois, “plusieurs chiffres sont avancés par les organisations syndicales enseignantes et les associations de parents d’élèves : selon des enquêtes réalisées par le SNPDEN et le SNES-FSU, il manquait au moins un enseignant dans 63% des établissements et plus d’un enseignant dans 35% des établissements”, poursuivent-ils.

Face à ce constat, le ministère de l’Éducation nationale a tenté de diversifier ses modes de recrutement, en mettant par exemple en place un troisième concours destiné principalement aux personnes ayant une expérience professionnelle antérieure dans le secteur privé, ou encore en recourant davantage aux contractuels, notamment dans le second degré. Pas suffisant, toutefois, estime la Cour des comptes.

Former en amont les enseignants contractuels

Les auteurs du rapport proposent donc plusieurs pistes pour tenter de résoudre la crise du recrutement d’enseignants. D’abord, l’institution veut mieux encadrer le recours aux contractuels, en instaurant une formation obligatoire d’au moins une semaine avant une première prise de poste et en les intégrant pleinement aux actions d’accompagnement et de formation des nouveaux enseignants lors de leurs premières années d’exercice. En effet, il est prévu par décret que les agents contractuels bénéficient d’une formation d’adaptation à l’emploi, selon leur parcours professionnel antérieur, et d’un accompagnement par un tuteur.

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