Construisez votre business plan

Un entrepreneur doute rarement des chances de succès de la start-up qu’il rêve de créer. Pourtant, quitte à égratigner ses certitudes, il doit s’astreindre à un travail essentiel : formaliser son idée par écrit, de manière logique et rigoureuse. Cette étape préalable à la création se présente sous la forme d’un rapport décrivant dans le détail la réalité économique et financière du projet. Ce «business plan» ou «plan de développement» est d’abord utile au porteur de projet : il lui permet de tester différentes hypothèses et l’oblige à s’assurer que son intuition est bonne, mais aussi viable ! «Il nous a servi à formaliser nos idées et, finalement, c’est à partir de ce qu’il nous a appris que nous avons décidé de nous lancer», témoigne le fondateur d’une conciergerie en ligne destinée aux particuliers.

CRÉEZ TROIS SCÉNARIOS pour piloter votre futur

Rédiger un tel rapport est un travail fastidieux, parfois ingrat, qui ne s’expédie pas en deux heures. Il a, au contraire, vocation à évoluer, à être repris maintes et maintes fois selon le degré de maturité du projet. N’hésitez pas à bâtir trois scénarios : un optimiste, un raisonnable et un pessimiste. Par la suite, lorsque l’entreprise sera effectivement lancée, le business plan deviendra un outil de pilotage, destiné à vérifier que les objectifs sont respectés et que l’entreprise se développe au rythme prévu.

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CALIBREZ VOTRE PLAN en fonction de vos interlocuteurs

Mais le premier rôle du business plan est de convaincre. Pour Christophe Chausson, managing partner de Chausson Finance, cabinet de conseil spécialisé en recherche de fonds pour des entreprises en création ou en développement : «Le business plan est avant tout un outil de communication. Il est destiné à convaincre les financiers que l’on souhaite associer au capital – qu’il s’agisse de banquiers, d’organismes délivrant des subventions ou d’organisateurs de concours – ainsi que les hommes clés que l’on cherche à recruter.»
Ces interlocuteurs ne recherchent pas tous les mêmes informations, mais ils ont deux caractéristiques communes : ils veulent s’assurer du sérieux du projet et souhaitent jauger l’enthousiasme des fondateurs. Le business plan doit donc réussir une synthèse équilibrée entre ces deux composantes. Christophe Chausson recommande d’appliquer ce qu’il appelle «la loi des 2 R» (pour «rêver» et «rassurer »), en adaptant la présentation du document à l’interlocuteur : «Un capital-risqueur veut de la croissance à deux chiffres ? Faites-le rêver ! Une banque souhaite avoir l’assurance de récupérer ses fonds quoi qu’il arrive ? Cherchez plutôt à la rassurer.»
A la fois résumé et avant-propos de votre business plan, l’«executive summary» doit être l’objet de toute votre attention : certains de vos interlocuteurs ne liront que lui ! Ce document de deux pages doit donner envie de se plonger dans le document complet. Il a aussi vocation à être envoyé à vos correspondants après une première approche au téléphone. Ses destinataires types sont les leveurs de fonds, les capital-risqueurs et les business angels, qui n’ont pas de temps à perdre. L’executive summary leur permet d’effectuer un premier tri parmi la masse de dossiers reçus.

SOIGNEZ LES DEUX PAGES de votre «executive summary»

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