Au décès d’un assuré, qu’il soit en retraite ou en activité, tous les régimes de base et complémentaire prévoient qu’une partie de ses pensions, ou de celles auxquelles il aurait eu droit, soit versée au conjoint survivant (à condition d’en faire la demande). C’est-à-dire à son épouse ou à son époux, voire à son ex-époux ou à son ex-épouse : le pacsé et le concubin n’ont aucun droit à la réversion de pension. Depuis juillet 2020, la demande peut s’effectuer en ligne, soit en se connectant sur votre compte retraite, soit en le créant. La procédure est entièrement automatisée : les régimes auxquels le défunt a cotisé sont déjà mentionnés.

Régimes de base et pension de réversion

Pas 1 euro à attendre avant vos 55 ans, sauf si le défunt était fonctionnaire. Percevoir la pension de réversion du régime de base des salariés, des commerçants et artisans ou des professions libérales exige que le conjoint survivant soit âgé d’au moins 55 ans. Peu importe qu’il soit en activité ou en retraite. Le versement sera, de plus, conditionné à un niveau de revenus (réversion comprise) à ne pas dépasser, qui varie selon que le bénéficiaire vit seul ou en couple (mariage, Pacs ou concubinage, toutes les formes d’union sont prises en compte). Pour une personne seule, le revenu annuel brut maximal est de 2 080 fois le Smic horaire au 1er janvier de l’année, soit 21 985 euros en 2022. Pour un couple, il est de 1,6 fois le plafond fixé pour la personne seule, soit 35 177 euros.

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