Automobilistes, vous les connaissez par cœur : les radars. Ce sont peut-être vos pires ennemis si vous commettez des infractions, au même titre que les forces de l’ordre qui patrouillent sur les routes de l’Hexagone. Mais, comme l’explique TF1, ce ne sont pas les seuls à dresser les quelque 30,1 millions de PV qui ont été comptabilisés en 2023. Les caméras de surveillance aident aussi à repérer les infractions. En effet, depuis quelques années, un peu plus de 600 villes ont opté pour des caméras de vidéosurveillance.

Comme l’explique le gouvernement, la vidéo-verbalisation s’appuie sur des dispositifs de vidéosurveillance déjà installés dans l’espace public et permet de sanctionner à distance une infraction au Code de la route. Mais quelles sont les infractions verbalisables grâce à ce dispositif ? Comme les caméras filment sans interruption, onze d’entre elles sont dans le viseur, sans que l’automobiliste ne soit interpellé : le non-respect des distances de sécurité entre les véhicules, le non-respect des vitesses maximales autorisées, le non-respect des signalisations imposant l’arrêt des véhicules (feu rouge, stop…) ou encore le défaut du port de la ceinture de sécurité.

Onze infractions verbalisables

Mais ces caméras sanctionnent également l’usage de voies et chaussées réservées à certaines catégories de véhicules (bus et taxis), l’usage du téléphone portable tenu en main, la circulation, l’arrêt et le stationnement sur les bandes d’arrêt d’urgence ou le chevauchement et le franchissement des lignes continues. Enfin, ces caméras peuvent dresser des amendes pour le défaut de port du casque à deux-roues motorisé, le non-respect des règles de dépassement et le non-respect des sas vélos.

A noter que depuis 2019, le défaut d’assurance est également verbalisable. Derrière ces caméras, un agent assermenté peut constater sur un écran de contrôle une infraction au Code de la route. Il peut ainsi capturer l’image du véhicule, identifier sa marque et lire les numéros de sa plaque d'immatriculation. L’agent dresse ensuite un procès-verbal qui est transféré au Centre national de traitement de Rennes (CNT), qui émettra ensuite l’avis de contravention.

L’infraction doit être constatée en direct

La seule différence avec les radars, c’est que l’infraction doit être constatée en direct par l’agent. Ainsi, comme les images ne peuvent pas être conservées, impossible d’être sanctionné a posteriori. Les autorités rappellent que l’objectif est de lutter contre l'insécurité routière, en particulier en agglomération, mais également «d'influencer durablement le comportement des usagers de la route en les incitant au respect strict des règles du Code de la route».

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