Volvo et Renault l’ont fait il y a un peu plus de cinq ans. En tant que précurseurs, les deux constructeurs avaient décidé de brider la vitesse de leur véhicule. Mais la jauge était limitée tout de même… à 180 km/h. En avril dernier, la marque française au losange passait à la vitesse supérieure en proposant une option payante «safety car» afin de limiter la vitesse de ses Clio à 110 km/h. Une option évidemment pour les jeunes conducteurs venant de passer leur permis. Coup de com’ ? Utopie ? L’idée semble faire son chemin, explique RMC.

Pourquoi ? Parce que d’autres constructeurs songent à la même chose, en allant même plus loin. Le patron français de Fiat, Olivier François, voudrait en effet limiter la vitesse sur ses petites citadines. D’abord parce que la vitesse est limitée à 130 km/h sur autoroute, mais également pour éviter des surcoûts de conception, qui se répercutent sur le prix d’achat. Fiat pourrait ainsi limiter la vitesse maximale de ses Panda, Grande Panda ou Fiat 500 à 118 km/h.

60% de hausse en 5-6 ans

Interrogé par le magazine britannique Autocar, Olivier François explique : «Dans ces conditions, je limiterais volontiers mes citadines, mes petites voitures, à la vitesse maximale autorisée aujourd’hui.» Il explique que les systèmes d’aides à la conduite (obligatoires) auraient fait augmenter en cinq-six ans de 60% le prix de ses citadines.

«J’ai du mal à comprendre pourquoi nous avons besoin d’installer tout ce matériel hors de prix : capteurs, caméras, reconnaissance des panneaux de signalisation», a-t-il énuméré. De quoi séduire les Français ? Interrogée par RMC, une automobiliste est loin d’être convaincue, signalant qu’au moment de dépasser, il fallait «de la puissance».

Toutefois, le PDG de Fiat a mis en avant une nouvelle fois auprès d’Autocar qu’une grande majorité des aides à la conduite fonctionnaient sur des plages de vitesse élevées. Auto Plus rappelle que le patron automobile a soutenu l’Europe dans le but de créer une catégorie spéciale pour les petites voitures électriques. La M1E permettrait de vendre des véhicules à des tarifs moins onéreux grâce notamment à une réglementation allégée. Et c’est notamment le cas pour les aides à la conduite.

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