Une option totalement illégale. Sur Internet, de nombreuses annonces proposent de désactiver le système AdBlue, le dispositif d’antipollution présent dans les véhicules diesel. «C’est malheureusement devenu un véritable business», affirme auprès d’actu.fr, un employé de RCC électronique, une entreprise spécialisée dans le reconditionnement de matériels électroniques. Face aux pannes de ce système, des automobilistes privilégient désormais leur désactivation pure et simple.

En effet, alors que les pannes sont régulières et que les réparations coûtent de plus en plus cher, de nombreux automobilistes optent pour cette solution radicale. «Des garagistes proposent même cette option à leurs clients», pointent du doigt certains professionnels du secteur. Nos confrères d’actu.fr ont même contacté un prestataire situé en banlieue parisienne. «On vous fait ça sans problème», leur a-t-il répondu, en donnant rendez-vous pour la semaine prochaine pour l’intervention.

Passible d’une amende de 7 500 euros

«Comptez deux heures d’intervention, cela se fait sans aucun risque à moins que des gendarmes ou des policiers viennent avec des outils informatiques contrôler votre voiture, ce qui semble bien improbable», revient le prestataire de tuning automobile. Ce dernier ne se cache pas d’ailleurs sur son site internet. «La désactivation de l’AdBlue par reprogrammation moteur est une solution technique qui permet de supprimer intégralement le système d’AdBlue de votre véhicule», est-il mentionné.

Le prestataire assure que la désactivation du système permet d’éliminer «les problèmes fréquents tels que les alertes de niveau d’AdBlue faible et les situations de démarrage impossible dues à des dysfonctionnements du système». Pour rappel, cette action est illégale. L’article L318-3 du Code de la route précise que le fait de supprimer ou dégrader un dispositif antipollution est passible d’une amende qui peut atteindre la somme de 7 500 euros.