Depuis le 1er avril, les opérateurs téléphoniques ont commencé à désactiver progressivement les réseaux 2G, avec une extinction de la 3G prévue dans les prochaines années. Une transition technologique discrète, mais aux conséquences bien réelles pour les automobilistes. Orange a amorcé la coupure de la 2G dès la fin mars, avec un déploiement progressif par zones. SFR et Bouygues Telecom suivront d’ici fin 2026. La 3G, elle, disparaîtra entre 2028 et 2029 selon les opérateurs.

Ce basculement vers la 4G et la 5G impacte directement les voitures connectées. Depuis plus de dix ans, de nombreux véhicules embarquent une carte SIM pour proposer des services à distance : navigation, assistance, commandes ou alertes de sécurité. Mais une partie de ces fonctions dépend encore des réseaux 2G et 3G, comme l’explique Auto Plus. Première concernée : l’eCall, le système d’appel d’urgence automatique obligatoire dans les véhicules récents. Installé depuis 2018, il contacte automatiquement les secours en cas d’accident grave.

L’eCall deviendra obsolète

Problème : il repose uniquement sur les réseaux 2G et 3G. Il continuera donc de fonctionner tant que la 3G existe, avant de devenir inutilisable après son extinction. Une nouvelle génération, appelée «NG eCall», basée sur la 4G et la 5G, sera obligatoire pour les nouveaux véhicules à partir de 2027. Mais pour les voitures déjà en circulation, aucune mise à jour simple n’est prévue, indiquent nos confrères.

Selon la 5G Automotive Association (5GAA), modifier les anciens systèmes n’est pas viable techniquement sans remettre en cause leur homologation. Résultat : l’eCall actuel devrait progressivement disparaître avec les anciens réseaux. D’autres services seront également touchés. Le groupe Stellantis avertit que la fin de la 2G et 3G affectera la navigation et les fonctions à distance. Chez Renault, certains systèmes comme R-Link 1 et 2 verront disparaître des services connectés (trafic, préchauffage, etc.), même si les interfaces récentes resteront compatibles.

Les équipements tiers sont aussi concernés. Coyote propose déjà des migrations pour ses boîtiers encore en 2G/3G. De son côté, TomTom prévient que certaines alertes temps réel pourraient disparaître sur les anciens appareils, même si la navigation de base restera active. Enfin, les gestionnaires de flottes utilisant des traceurs GPS 2G/3G devront aussi anticiper cette transition. Face à cette extinction progressive, certains constructeurs commencent à adapter leurs systèmes, mais des millions de véhicules pourraient perdre une partie de leurs services connectés dans les prochaines années.

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