
Après les airbags, Stellantis est de nouveau confronté à des équipements défectueux. Le groupe franco-italien fait face à un défi de fiabilité avec sa nouvelle boîte de vitesses e-DCS6 installée sur des modèles hybrides 48 V, tels que la Peugeot 3008, l’Opel Grandland ou la Citroën C5 Aircross. Plusieurs propriétaires de modèles Stellantis ont rapporté des dysfonctionnements majeurs nécessitant le remplacement complet de la transmission, parfois à des kilométrages de seulement 135 km, rapporte l'Automobile Magazine le 12 octobre. Bien que ces interventions soient prises en charge sous garantie, elles provoquent une perte de confiance chez les clients.
La boîte e-DCS6, développée en partenariat avec Punch Powertrain, est un modèle complexe qui intègre un moteur électrique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une boîte à double embrayage classique comme celles utilisées par le groupe Volkswagen. Elle comporte trois embrayages qui ne permettent pas de présélectionner un rapport à l’avance, augmentant ainsi la complexité. Dès son lancement, des réserves avaient été émises quant à son agrément de conduite et sa fiabilité par rapport aux standards du marché.
Lancement d'une campagne de rappel
Certains des premiers utilisateurs ont signalé des problèmes allant au-delà du simple remplacement de la transmission. Dans plusieurs cas, après avoir remplacé la boîte, d’autres pannes ou défaillances ont nécessité de nouvelles immobilisations des véhicules, sans solution immédiate proposée par le constructeur. Deux propriétaires de l'actuel Peugeot 3008 et un possesseur d'Opel Grandland ont indiqué à l'Automobile Magazine avoir dû subir une nouvelle immobilisation peu de temps après le remplacement de la boîte de vitesse, sans solution apportée depuis. En réponse à ces problèmes, Stellantis a lancé une campagne de rappel pour reprogrammer les calculateurs de boîte e-DCS6, visant à corriger certains défauts de fonctionnement.
L'année 2024 aura été compliquée pour Stellantis. Des livraisons en berne sur le marché américain, une valse de cadres dirigeants qui ne semble jamais s’arrêter, et surtout un rappel de véhicules massifs chez Citroën et DS... les nuages s'accumulent pour le groupe franco-italien. Plus de 250 000 automobilistes français, propriétaires d’une Citroën C3 ou DS3, sont équipés du modèle d’airbags défectueux de la marque japonaise Takata qui, en se déclenchant, projettent des éclats de métal en direction du conducteur et du passager avant. En outre, sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, le gaz contenu dans ces airbags peut provoquer des explosions. Le PDG de Stellantis, Carlos Tavares, qui prendra sa retraite en 2026, a récemment estimé que plus de 200 000 voitures seront rééquipées d'ici à la fin de ce mois d’octobre.
















