Les 4L et R5 de Renault font partie du paysage français et européen. Mais qu’en est-il en dehors des frontières du Vieux Continent ? La marque au losange est déjà présente à l’international, mais Renault entend bien exporter ses deux modèles iconiques dans leur version 100% électrique. Mais le défi est de taille. Comme le rapporte Le Parisien, la R5 100% électrique est déjà disponible en Turquie et 500 exemplaires y ont déjà été écoulés depuis le printemps dernier. Elles devraient bientôt arriver en Israël, au Maroc ou au Japon.

Le développement de Renault avait été freiné au Japon, à cause de l’alliance Renault-Nissan. Le Français ne marchait pas sur les plates-bandes de son partenaire, et vice-versa. Mais depuis la division, la route est dégagée pour les voitures de la marque française. Un projet de développement au Brésil est également envisagé, mais la concurrence chinoise y est rude. BYD représente déjà «20% des ventes aux particuliers en 100% électrique, relève Fabrice Cambolive, directeur général de Renault.»

Des coûts importants à prévoir

En ce qui concerne les marchés visés par Renault, plusieurs obstacles sont à prévoir. Il y a d’abord la difficile adaptation des voitures aux normes en dehors de l’Union européenne. C’est d’ailleurs pour cela que le marché de l’Australie a été écarté, les voitures devant être résistantes aux collisions avec les kangourous. Il faut aussi relever le défi du coût final du produit. En effet, les véhicules restent fabriqués en France, où les coûts de production sont élevés. De plus, il faut prévoir les coûts logistiques et les taxes sur les importations. L’exportation de la production est donc envisagée par Renault.