Les prix à la pompe ont augmenté à cause de la guerre au Moyen-Orient, et notamment du blocage du détroit d’Ormuz. Une situation qui inquiète les automobilistes, sauf ceux qui roulent à l’électrique. Cet avantage est bien compris par le patron de Renault, qui a fait part de sa stratégie pour les années à venir au micro de RTL, mardi 10 mars. François Provost a assuré que la hausse des prix du carburant n’avait pas encore eu d’impact sur les ventes automobiles, mais un changement de comportement des consommateurs pourrait toutefois apparaître.

C’est en partie sur cela que la stratégie de Renault est basée : «Si ça dure, je pense que ça peut avoir un impact.» Il ne compte d’ailleurs pas particulièrement sur l’intervention du gouvernement sur les prix à la pompe : «Il est difficile de vouloir tout réguler, réguler tous les marchés.» En revanche, plus les clients de Renault «iront sur des solutions électriques ou hybrides, moins ils seront sensibles au prix du pétrole, parce qu’on consomme beaucoup moins».

50% hybride et 50% électrique

Il y a tout de même un frein de taille à l’achat d’un véhicule électrique : le prix bien plus élevé qu’un thermique. «Nous voulons proposer toutes nos électriques au prix du thermique d’ici 2030», explique François Provost à Challenges. Un prix plus bas qui sera accompagné de la généralisation des véhicules électriques ou hybrides : «Pour la marque Renault en Europe, notre objectif est de vendre 50% de voitures électriques. L'électrique, c'est avantageux pour les clients, ils en sont satisfaits. Le seul frein reste le prix, encore trop élevé pour certains.» Il insiste d’ailleurs en assurant viser «50% d'électriques, 50% d'hybrides d'ici 2030», avec une production en France supérieure de 20% à la période 2021-2025.