En six mois, il a déjà reçu plus de 1 100 euros de contraventions. Pourtant, ces amendes de stationnement gênant ou interdit ne sont pas de son fait, raconte France Bleu Périgord. Résidant à Nailhac en Dordogne, ce retraité ne cesse de recevoir des enveloppes du Trésor public. «Je vois le PV, qui correspond à ma voiture, à mon numéro, et je m'aperçois que c'est à Paris. Je me suis dit qu'est-ce qu'il se passe ? Puis deux jours plus tard, nouveau PV», raconte-t-il.

S’il s’agit bien de la bonne plaque d’immatriculation, sa voiture n’a pas quitté la Dordogne aux dates indiquées. Le retraité a déjà été à Paris, mais la dernière fois remonte à 2014, il y a plus de dix ans. Impossible donc d’être l’auteur des mauvais stationnements dans les rues du XXe arrondissement de la capitale. Il se dit victime d’une usurpation de sa plaque d’immatriculation. Car en tout, le retraité périgourdin a déjà reçu treize amendes.

La seule solution : changer sa plaque d’immatriculation

Pour contester ces amendes, il s’est donc rendu dans un premier temps à Bègles où il est immatriculé afin de déposer plainte. On lui a alors conseillé de «faire quelque chose». Mais quoi ? Démuni, le retraité a alors appelé le commissariat central du XXe arrondissement de Paris. Problème, le nouveau système de verbalisation ne permet pas la reconnaissance des véhicules : les contrôles se font en effet par des voitures de contrôle LAPI (lecture automatique des plaques d’immatriculation).

Autre solution : écrire à l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions. Mais là encore, aucune solution. Pas de réponse non plus à son courrier envoyé aux contentieux de Limoges. La dernière solution est de changer sa plaque d’immatriculation.

Mais en attendant, il est sommé de payer sa «dette» de 1 100 euros. Sera-t-il remboursé un jour ? Le service des contentieux de Limoges lui a répondu que oui, mais pas avant que son dossier ne soit traité. Cela devrait prendre entre dix-huit et vingt mois !