Le secteur de l’automobile doit faire face à une réalité conjoncturelle. En 2025, le nombre d’immatriculations de véhicules neufs a reculé de 5% (1,63 million de ventes). C’est pire au niveau européen avec une chute des ventes de 18,7% en ce qui concerne les moteurs à essence ou diesel, bien que dans le même temps, les ventes de voitures électriques et hybrides les aient dépassés. Alors, même si son chiffre d’affaires était en hausse au troisième trimestre, Stellantis a décidé de réagir. Le groupe automobile franco-italo-américain a décidé de poursuivre sa stratégie agressive sur les tarifs, indique BFM.

«Cette année, chez Stellantis on a décidé d'être plus agressif commercialement», a indiqué lors d’un point presse le directeur de Stellantis France, Xavier Duchemin. Cette baisse des prix, qui a commencé à la fin de l’année 2025, doit «s’amplifier en 2026», a-t-il poursuivi pour «retrouver des volumes». Toutes les marques ne sont pas concernées, ni tous les modèles d’ailleurs. Mais ces baisses et ce repositionnement en concernent certaines.

Opel Corsa, Fiat Pandina, Peugeot 208…

Parmi les modèles ciblés, on retrouve l’Opel Corsa. Grâce à une remise de 5 000 euros, le modèle essence est accessible à partir de 15 900 euros. Cela représente presque 25% de baisse sur le tarif initial. Idem pour la Fiat Pandina hybride, accessible à partir de 9 900 euros après une baisse de prix de 5 510 euros. Dans ce cas, le groupe reprend votre ancien véhicule de plus de sept ans. Cette offre est valable jusqu’au 31 janvier. Xavier Duchemin a aussi évoqué la Peugeot 208 «proposée à un loyer mensuel de 208 euros».

Une stratégie entamée par le nouveau directeur général du groupe, Antonio Filosa, qui préfère une croissance des volumes aux marges bénéficiaires. A terme, il espère regagner des parts de marché aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Rien qu’en 2025, Stellantis a vu ses ventes chuter de 6,1%, donc plus que la baisse moyenne dans le pays. Xavier Duchemin a dit d’ailleurs s’attendre à un marché plutôt «stable» en 2026. Selon le directeur de Stellantis France, ces chiffres s’expliquent par la conjoncture, mais également par les tarifs élevés des véhicules neufs.

Vers la réouverture de concessions ?

Depuis la pandémie de Covid-19, le marché a d’ailleurs perdu 600 000 ventes de voitures neuves, soit trois grandes usines tournant à plein régime. Toutefois, l’heure n’est pas à l’alarmisme. Après avoir fermé un point de vente sur cinq en France, Stellantis veut désormais en rouvrir, comme à Paris. Le groupe va cibler prioritairement les petites voitures, constituant une large part de marché dans le pays. Et si Peugeot reste son fer de lance, Stellantis compte sur Citroën. Quant à DS, Alfa Romeo ou Jeep, pas d’inquiétudes en vue !