Face au risque d’accidents de la route, certains départements ont décidé de serrer la vis. Alors que lire ou envoyer un message lorsque l’on conduit multiplie par 23 le risque d’avoir un accident, depuis le 1er mai dernier, les automobilistes qui enfreindraient le code de la route pour cette infraction s’exposent à une suspension de leur permis de conduire, rapporte RMC. C’est le cas dans quatre départements, à savoir les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais et en Charente-Maritime. L’Ardèche suivra elle aussi ce durcissement des règles à compter du 1er juin prochain, précise France 3.

Interrogé sur la mise en place de cette mesure au micro de RMC, le préfet de Charente-Maritime expliquait que «tout sera fait pour faire baisser le chiffre fatal des 45 morts par an» sur les routes du département. Quant au préfet de l’Ardèche, ce dernier a expliqué avoir rejoint cette mesure pour les mêmes raisons. Et pour cause, une semaine avant son annonce le 6 mai dernier, huit personnes avaient trouvé la mort dans un accident de la route en l’espace de seulement quelques jours. «Ces accidents ne sont pas des fatalités. On n’en fait jamais assez trop pour épargner des vies», justifiait-il.

La mortalité sur les routes en hausse de 15% en avril 2026

Si, pour l’heure, ce durcissement des règles est pris à une échelle locale, il se pourrait que ce dernier prenne rapidement un écho national. Invitée de RMC ce mercredi 13 mai, la ministre chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, s’est dite favorable à ce que cette mesure soit généralisée sur tout le territoire. «Au vu des chiffres [de la mortalité], au vu des conséquences, oui il est nécessaire de, peut-être, étendre ces propositions», a-t-elle admis.

Il faut dire que la mortalité sur la route est en hausse malgré une diminution de l’usage de la voiture par les Français en raison de l’envolée des prix du carburant. En avril, par exemple, la mortalité dans des accidents a augmenté de 15%. «Nous avons une courbe [de la mortalité] à la hausse, ce n’est pas possible. Donc il faut mettre en place différentes mesures pour à la fois avoir une politique de prévention et faire évoluer les sanctions», a encore estimé Marie-Pierre Vedrenne. Pour rappel, utiliser son téléphone au volant expose le contrevenant à une amende de 135 euros et le retrait de trois points sur son permis de conduire. Dans les Landes, depuis la mise en place du durcissement des sanctions, 450 permis de conduire ont été suspendus pour ce motif.