Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix des carburants, Sébastien Lecornu n’a qu’un mot d’ordre : augmenter l'électrification de la France pour moins dépendre des énergies fossiles. Le gouvernement a ainsi pris plusieurs mesures dans le cadre du grand plan d'électrification, dont le leasing social pour 100 000 véhicules. Ce dispositif, qui sera relancé dès le mois de juin, permet de louer une voiture électrique à un coût moindre, allant de 100 à 200 euros en moyenne la mensualité, sur une durée d'au moins trois ans.

Touchés par la hausse des prix des carburants, les «gros rouleurs, les aides à domicile, les aides-soignantes, les infirmières, les artisans», seront bénéficiaires de cette mesure pour 50 000 voitures électriques pour les «gros rouleurs», particulièrement touchés par la hausse des prix des carburants, explique RMC Conso. La seconde partie des véhicules en leasing social sera à destination des «ménages les plus modestes», explique le gouvernement.

Un revenu mensuel en-dessous des 2 000 euros ?

Afin d’élargir le leasing social, les critères d’attribution pourront évoluer. L'obligation de rouler 8 000 kilomètres par an ou de réaliser au moins 15 kilomètres par jour en voiture pour se rendre au travail devrait être revue à la baisse, même si les nouveaux planchers n'ont pas encore été déterminés. Pour ce qui est des conditions de revenus, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie, Maud Bregeon, a indiqué au Parisien que les bénéficiaires seront «ceux qui touchent jusqu’à environ 2 000 euros net par mois».

Des aides, pouvant «aller jusqu'à 100.000 euros par véhicule électrique», sont aussi à prévoir pour les professionnels, qui utilisent notamment des véhicules utilitaires des entreprises ou des poids lourds dans le cadre de leur activité. L'exécutif n’agit pas seulement pour la location mais aussi pour l’achat : jusqu'à 9 500 euros pourront être accordés pour l’acquisition d'un véhicule électrique.

Une enveloppe de 10 milliards d'euros par an

«Faire 100 kilomètres en véhicule électrique coûte entre 2 et 3 euros contre 11 euros avec du diesel. Le gain pour le pouvoir d'achat est évident, pour ne pas dire édifiant», a justifié Sébastien Lecornu, premier défenseur de l'électrisation du pays sur l'électrique. Par ailleurs, «grâce à nos industriels mais aussi grâce au système des bonus, un véhicule électrique n'est pas plus cher à l'achat qu'un véhicule thermique», a-t-il ajouté. Et ce n’est pas tout. En effet, le Premier ministre a également annoncé une enveloppe de 10 milliards d'euros par an d'ici à 2030 avec un objectif que «2 voitures neuves sur 3» soient électriques d’ici cette année.

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