
Il vit un calvaire depuis sept ans. Résidant près du Havre (Seine-Maritime), Christian ne sait plus comment s’en sortir, explique ICI Normandie, alors qu’il reçoit chaque jour des PV pour des véhicules immatriculés à son nom alors qu’il n’est en aucun cas responsable. La faute à un piratage de sa boîte mail en 2019. A cette époque, des cybercriminels ont eu accès à de nombreux documents, dont sa pièce d’identité. Le début des soucis… Sauf que la situation s’est envenimée depuis 2024.
Devenu à son insu gérant d’une société immatriculant des véhicules, il reçoit entre 25 et 40 PV chaque jour. Un cauchemar, parce qu’il a déjà accumulé plus de 180 000 euros de dettes. «En novembre 2024, une société CJM Automobile a été créée à mon nom. Quelques jours après, 3 000 véhicules étaient immatriculés à mon nom», explique à ICI le septuagénaire. Mais pourquoi reçoit-il autant de contraventions ? En réalité, il s’agit d’un garage fantôme comme il en existe beaucoup aujourd’hui.
Une partie de sa retraite bloquée
Or, les malfaiteurs utilisent ce garage afin de revendre des véhicules à prix cassés sur des sites comme Leboncoin. «On demande aux acheteurs d'immatriculer le véhicule au nom de la société pour ne pas payer de PV de leur vie. Sauf que c'est moi qui paye les PV pour eux», déplore le retraité. En plus de ce désagrément, il reçoit de nombreux appels d’acheteurs qui ne parviennent pas à faire immatriculer leur véhicule. Et pour cause…
Si l’homme continue de recevoir des contraventions, un accord a été trouvé avec les gendarmes, explique-t-il, ces derniers ayant compris qu’il n’était «pas possible de répondre à tous ces PV», raison pour laquelle ils sont «renvoyés à l'auteur». En revanche, la situation est bien compliquée avec l’administration, car les impôts prélèvent les sommes prétendument dues directement sur son compte bancaire.
En effet, que ce soit les impôts ou la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), des sommes sont bloquées. «A Saint-Étienne, j'ai 2 950 euros qui sont bloqués, à Marseille une partie de ma retraite est bloquée et personne ne veut rien comprendre. Ces perceptions prélèvent sur mon compte sans me contacter, pas d'huissier, pas de lettres recommandées, rien», déplore aujourd’hui le septuagénaire qui ne parvient même pas à joindre le centre des impôts et donc faire effacer ses dettes.
>> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur d'assurances auto



















