
Souriez, vous serez de plus en plus flashé ! La Sécurité routière accélère en ce qui concerne le nombre de voitures radar qui traquent vos excès de vitesse. Elle veut tripler leur nombre en France en 2025. En effet, selon RMC, le parc de voitures radar banalisées passera de 90 à 300 véhicules d’ici à la fin de l’année. Et ces automobiles conduites par des agents privés circuleront le jour comme la nuit et tous les jours de la semaine sur les routes les plus accidentogènes du pays. Selon les explications de Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, données au média, l’objectif est clair : «il faut qu’en permanence, partout, tout le temps, on puisse être flashé en excès de vitesse», afin de les repérer et de pousser les conducteurs à respecter systématiquement les limitations. Leur mission est bien évidemment de détecter les excès de vitesse sans que les conducteurs ne s’en rendent compte, grâce à des radars à infrarouge invisibles à l’œil nu.
Plus de voitures radar dans votre département ?
Aujourd'hui, ces voitures radar sont déployées dans une soixantaine de départements, mais vont donc progressivement sillonner de nouveaux territoires. Ainsi dès juin 2025, vous pourrez les croiser dans les départements de l’Ardèche, l’Ariège, les Bouches-du-Rhône et le Cantal, toujours d’après RMC. Et à partir du mois de juillet, ces boîtes à flash roulantes devraient envahir les routes de l’Ain, des Alpes-de-Haute-Provence, de la Haute-Loire, du Lot, des Pyrénées-Orientales et du Tarn-et-Garonne.
Chaque véhicule suit un itinéraire déterminé à l’avance par les préfectures. Grâce à leur capacité à flasher dans les deux sens de circulation et sans flash visible, ils permettent des verbalisations en toute discrétion. Le conducteur n’en est informé qu’à la réception du PV, plusieurs jours après. Notons également que les chauffeurs engagés ne sont pas informés des excès de vitesse détectés en temps réel par leur véhicule. Ils sont rémunérés en fonction du nombre de kilomètres parcourus et non selon le nombre de contraventions émises. Quatre sociétés privées se partagent le gros du marché en France.
Ce renforcement du dispositif ne fait pas l’unanimité. Si certains y voient un levier efficace pour améliorer la sécurité des automobilistes, d’autres dénoncent une manœuvre punitive à visée financière. L'association 40 millions d’automobilistes souligne l'absurdité de confier une mission régalienne à des entreprises privées dont le seul objectif est la rentabilité. Pierre Chasseray, le délégué général, fustige une politique de «racket» des conducteurs et souligne une incohérence : «quelqu’un qui roule 5 km/h au-dessus sera sanctionné, alors qu’un autre, totalement alcoolisé ou sous stupéfiants, pourra passer sans problème.»
D'ici fin 2025, la route pourrait bien ne plus jamais vous laisser rouler à l’abri d’un flash.
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