Dans le hall d’entrée, une gigantesque œuvre brodée représentant la carte d’Aubervilliers donne le ton. Composée en mode collaboratif au sein de la Galerie M qui jouxte les ateliers, en partenariat avec le grand public et les ateliers Montex, Lesage et Lemarié, elle incarne la vocation du lieu : brasser les talents et la diversité des métiers d’art – ils sont ici une trentaine –, souvent méconnus. Loin des clichés d’un patrimoine figé, dans ce temple des maisons d’art propriété de Chanel, on croise bon nombre de jeunes. Sur les quelque 675 résidents, un tiers ont moins de 30 ans. Tel Vivien Dillensiger, plisseur des ateliers Lognon, qui fut paysagiste avant de se convertir à la couture. «Mettre le tissu en volume me fascine», témoigne celui qui a été formé sur place, faute d’école de plissage, et qui transmet à son tour son savoir-faire aux apprentis.

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