Vous ne devriez plus pouvoir trouver de viande bovine, de volaille, de poisson ou même de miel venant du Brésil dans les supermarchés, grandes surfaces, boucheries et poissonneries de tous les pays de l’Union européenne à partir du 3 septembre. Comme le rapporte RMC, l’Union européenne a publié, mardi 12 mai, la liste des pays autorisés à exporter de la viande sur son territoire, et le Brésil n’en fait pas partie. Il est pourtant l’un des pays sud-américains ayant signé les accords du Mercosur qui s’appliquent de manière provisoire depuis le 1er mai et qui favorisent l’exportation de viande de ces pays vers l’UE.

Mais voilà, le Brésil utilise trop d’antibiotiques sur son bétail pour être autorisé sur le marché européen. «Les accords commerciaux ne changent pas nos règles», a assuré la porte-parole de la Commission européenne Eva Hrnčířová à Euronews. Le Brésil peut donc être signataire de l’accord, mais ne pas être autorisé à exporter sa viande vers l’Europe afin de respecter les règles sanitaires et phytosanitaires.

Les syndicats agricoles se réjouissent, mais ne sont pas dupes

Le traité avec le Mercosur avait conduit à une mobilisation agricole sans précédent, notamment en France. Les syndicats agricoles dénonçaient la facilitation de l’exportation de viande depuis ces pays, où les règles sont moins strictes. Ils parlaient alors de concurrence déloyale. Alors cette annonce les a ravis, sans pour autant sauter de joie. Sur les réseaux sociaux, le premier syndicat agricole FNSEA ironise : «Ben ça alors ! Le Brésil absent de la liste européenne des pays respectant nos règles sanitaires ?»

De son côté, la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, craint que le Brésil ne s’adapte vite aux règles. Dans un communiqué, elle écrit que c’est une «mesure salutaire pour protéger les consommateurs et les éleveurs européens», mais qu’il suffit au Brésil de répondre aux normes européennes pour être ajouté à la liste des pays autorisés à exporter vers l’Union européenne.