
À l’approche des beaux jours, c’est un rituel que bon nombre de Parisiens ont pris : celui de profiter des terrasses éphémères. Le système, mis en place en 2021 après les différents confinements liés à la pandémie de Covid-19 pour soutenir les commerçants fragilisés par la crise sanitaire, a depuis été reconduit chaque année. Si depuis le 1er avril dernier les commerçants ont d’ores et déjà la possibilité d’ouvrir ces extensions éphémères devant leur établissement, jusqu’à présent, celles-ci devaient fermer à 22 heures.
Pourtant, les clients pourront profiter très bientôt d’une heure supplémentaire pour boire un verre ou manger sur ces terrasses estivales. Comme le rapporte Le Parisien, chaque maire d’arrondissement de Paris a reçu dans leur boîte mail un courriel leur faisant part de la décision de la Ville de Paris d’étendre l’ouverture de ces terrasses jusqu’à 23 heures. Cette autorisation prendra effet à compter du 21 juin jusqu’au 30 août prochain. «Cette mesure apparaît de nouveau nécessaire et utile», expliquent dans leur courriel les deux adjointes du nouveau maire de Paris, Lamia El Aaraje, première adjointe d’Emmanuel Grégoire et Anouch Toanian, adjointe en charge du commerce.
4 500 terrasses estivales en 2025
En 2025, 4 500 terrasses estivales avaient ainsi fleuri sur les trottoirs et les places de stationnement de la capitale. Elles seront d’ailleurs en nombre supplémentaire cette année puisque 460 nouvelles terrasses ont été validées par la Ville de Paris sur les 1 170 demandes qu’elle a reçu. Si cette annonce devrait forcément réjouir les clients des établissements concernés, celle-ci ne devrait pas forcément plaire à de nombreux riverains. Malgré l’engagement d’Emmanuel Grégoire d’accentuer les contrôles pour un respect strict des horaires d’ouvertures, «23 heures, c’est 23 heures et pas 23h01», les associations de riverains ne cessent de dénoncer les nuisances sonores engagées par ces installations.
«C’est une grande déception. On avait un petit espoir que ça évolue mais Emmanuel Grégoire ne fait que poursuivre la politique de non prise en compte de la parole des riverains», a déploré Nicolas, le porte-parole du collectif Terrasses75. Mais les associations de riverains ne sont pas les seules crispées par cette décision. La maire Horizons du IXe arrondissement, Delphine Bürkli, fustige une «décision unilatérale prise sans aucune concertation des élus de terrain». «La pression pour étendre les emprises commerciales sur trottoirs ou chaussées se fait souvent au détriment d’usages essentiels : équipements publics, places de livraison, stationnements PMR, arceaux vélo, ou simplement espaces pour circuler», a-t-elle encore dénoncé.


















