
Le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur va être appliqué de façon provisoire à partir du 1er mai, confirme la Commission européenne, lundi 23 mars, conformément aux annonces d’Ursula von der Leyen à la fin du mois de février. Comme le rappelle BFMTV, le Parlement européen a pourtant saisi la justice en janvier afin de vérifier la légalité de ce traité. L’application étant provisoire, cette action ne l’empêche pas.
Le traité de libre-échange doit permettre à l’Union européenne d’exporter plus de voitures, machines, vin et spiritueux vers les pays du Mercosur, qui verront l’entrée en Europe de leurs produits (viande bovine, volaille, riz, soja, sucre et miel) facilitée. Du côté de l’Allemagne et de l’Espagne, l’accord a été plébiscité. Berlin et Madrid arguaient alors que cela permettrait de relancer l’économie européenne. Mais le discours était et est toujours différent à Paris, où l’on estime que ce traité va affaiblir l’agriculture européenne.
Fin de la bataille pour la France ?
La France était alors en désaccord total avec l’Allemagne. On peut également se souvenir du mouvement des agriculteurs français qui exprimaient leur colère face à la signature de ce traité. Ils estimaient que cela allait privilégier la vente de produits venus d’Amérique du Sud, moins chers mais ne respectant pas les mêmes normes que les producteurs français et européens. Cette colère s’était mêlée au scandale de la DNC. Les agriculteurs étaient même montés jusqu’à Bruxelles pour manifester leur mécontentement. Mais le fait que l’accord soit appliqué de manière provisoire ne signifie pas que la bataille est définitivement perdue. Il reste le recours en justice du Parlement européen.



















