Les amateurs de chocolats Lindt vont être déçus. Surtout s’ils ont l’habitude d’acheter leurs plaques dans les magasins du réseau Intermarché. Pourtant, les négociations commerciales se sont achevées le week-end dernier, avec globalement de nombreux accords entre industriels et grande distribution. Interrogé par TF1, le président des Mousquetaires, Thierry Cotillard, a confirmé qu’il y aurait «une stabilité des prix de l’alimentaire», quelque chose de «plutôt satisfaisant pour le pouvoir d’achat des Français». Selon lui, l’inflation est «contenue entre 0 et 1%, loin des envolées redoutées».

Mais ce n’est pas le cas pour tous les produits, en particulier le cacao, relève le site 24 Matins. Thierry Cotillard a notamment pointé du doigt les industriels spécialisés dans le cacao qui auraient réclamé des hausses allant jusqu’à 25%. Alors, il a décidé de les retirer des rayons de ses supermarchés, Intermarché et Netto, temporairement. Parmi ces industriels, on retrouve donc le géant suisse Lindt alors que le cours du cacao a baissé l’année dernière.

Un cours du cacao qui baisse mais des prix qui augmentent

Ce n’est pas la première fois que Lindt est dans le viseur de la grande distribution. Avant Noël, Leclerc avait décidé de déférencer de ses rayons certains chocolats Lindt déjà à cause de pratiques tarifaires jugées alors «injustifiées» par le géant français. Mais cette situation est à double tranchant, dommageable autant pour le groupe Les Mousquetaires que pour l’industriel, explique à RMC le directeur de la rédaction du magazine LSA, Yves Puget.

Un «jeu dangereux» pour l’industriel «parce qu’il va se priver de 15% voire 20% de part de marché» mais également pour le distributeur «parce qu’il peut perdre des clients». Toutefois, selon lui, il y a davantage de déférencements cette année que l’année passée, remarque le journaliste spécialisé. Comment expliquer de telles hausses alors que le cours du cacao a baissé ? Selon le syndicat des chocolatiers, le chocolat fabriqué actuellement l’est avec des fèves obtenues… au moment de la flambée.

Difficile à vivre et peut-être à comprendre pour les consommateurs, qui ont l’habitude d’acheter le chocolat de leur marque favorite. Mais ces dernières semaines, des plaques Lindt ont par exemple été affichées à plus de quatre euros. A l’opposé, de nombreux produits vont voir leurs prix baisser, a laissé entendre Thierry Cotillard, comme les pâtes, les céréales, les conserves de légumes ou encore la lessive. Les amateurs de café pourraient également bénéficier de ces négociations.