S'il y a bien une valeur sûre sur le marché des enceintes Bluetooth portable, c'est la JBL Flip. Sans révolution mais avec quelques changements importants, la Flip 7 modernise sa connectivité par le support du standard Bluetooth LE Audio, permettant la diffusion de musique sur de nombreux appareils en simultané grâce à la technologie Auracast.

Mais Marshall, avec son Emberton III, propose elle aussi une mise à jour pertinente, avec quelques bonnes surprises à la clé. Voyons, critère par critère, laquelle sortira grande gagnante de ce duel.

Qualité de fabrication : léger avantage à JBL

Sur le volet du design, la JBL Flip 7 reste fidèle à une formule éprouvée : silhouette tubulaire typique, revêtement en tissu robuste, et extrémités protégées par du caoutchouc épais. JBL apporte toutefois quelques touches utiles : une certification d'étanchéité IP68 plus avancée (contre l'IP67 auparavant), et surtout le système d'accroche PushLock astucieux, livré avec mousqueton et sangle, permettant d'accrocher facilement l'enceinte un peu partout.

© Benoit Campion pour Capital

La Marshall Emberton III, quant à elle, n'apporte que des modifications discrètes à un ensemble déjà très convaincant. La finition en caoutchouc imitation tolex lui confère un excellent toucher, reprenant le style des amplis de guitare, et la certification IP67 assure également solidité et étanchéité. L'ajout appréciable d'un emplacement pour dragonne (non fournie toutefois) est pratique, mais moins avancé que le système modulaire de JBL.

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Le système PushLock et la résistance accrue à l'eau font pencher légèrement la balance en faveur de JBL. JBL Flip 7 (1 - 0) Marshall Emberton III.

Prise en mains & fonctionnalités : Marshall mise sur la simplicité et le kit mains-libres

JBL améliore à petits pas l'expérience utilisateur avec des contrôles désormais regroupés, et l'ajout tant attendu du passage à la piste suivante via l'enceinte. Malgré tout, l'application JBL Portable évolue peu, et l'absence de kit mains-libres reste regrettable.

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De son côté, Marshall fait le choix d'une prise en main simple mais efficace, notamment grâce à l'intégration bien pensée d'un bouton dédié à l'alimentation et d'un joystick multifonction confortable à l'usage. Autre atout majeur, l'intégration d'un microphone transformant l'Emberton III en kit mains-libres. Cependant, l'application dédiée reste minimaliste et limite les possibilités.

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Marshall offre un peu plus de polyvalence grâce au kit mains-libres et au joystick pratique. JBL Flip 7 (1 - 1) Marshall Emberton III.

Connectivité : JBL à la pointe

Avec son Bluetooth 5.4, son support du LE Audio, du codec LC3 et d'Auracast, et la possibilité bienvenue de connexion audio via USB-C, la JBL Flip 7 se montre d'une grande modernité. Le multipoint est également présent avec reconnexion automatique, ce qui rend l'utilisation quotidienne encore plus fluide. En revanche, le passage au LE Audio avec Auracast se fait au prix de la rétro-compatibilité. L'ancien système permettant de coupler des enceintes JBL n'est plus disponible, impossible donc de coupler une Flip 7 avec une Flip 6 à priori.

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Marshall ne démérite pas avec l'intégration du Bluetooth LE Audio (5.3), du codec LC3 et d'Auracast, ainsi que du multipoint. Toutefois, l'appareil ne peut pas être connecté en filaire, ni via USB-C, ni en analogique via un port jack. Dommage.

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Légèrement devant grâce à sa connectivité au top de la modernité, la JBL Flip 7 remporte naturellement cette manche. JBL Flip 7 (2 - 1) Marshall Emberton III.

Performances sonores : Marshall plus cohérent et équilibré

Côté son, la JBL Flip 7 propose un rendu tranchant qui met l'accent sur la clarté et l'intelligibilité des voix. Malgré un "AI Sound Boost" censé optimiser la distorsion pour offrir un rendu audio optimal même à fort volume, la Flip 7 affiche toutefois un comportement limité lorsqu'on la pousse un peu trop. La qualité d'écoute reste toutefois bonne à volume modéré, avec une gestion améliorée des aigus.

Réponse en fréquences de la Flip 7
Réponse en fréquences de la Flip 7 © Benoit Campion pour Capital

L'Emberton III offre quant à elle un rendu sonore plus riche et surtout plus cohérent que sa concurrente. Les basses s'étendent agréablement, les médiums sont mieux définis, et l'ensemble gagne en homogénéité par rapport à la génération précédente. C'est seulement à plein volume que l'enceinte perd en qualité avec un écrasement de la dynamique (différence entre les notes les plus fortes en volume et les plus faibles), ce qui rend le son plus plat, moins vivant.

Réponse en fréquences de l'Emberton III
Réponse en fréquences de l'Emberton III © Benoit Campion pour Capital

Plus polyvalente, plus équilibrée, Marshall prend l'avantage ici. JBL Flip 7 (2 - 2) Marshall Emberton III.

Autonomie : Marshall distance nettement JBL

L'autonomie annoncée côté JBL (jusqu'à 14 heures, voire 16 avec le mode Playtime Boost) est généreuse, mais dans les faits, l'enceinte peine à dépasser 9 heures à un volume modéré. Pour atteindre l'objectif théorique, il faut réduire largement le volume, limitant ainsi l'usage réel. La musique ne sera alors qu'un fond sonore.

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En face, Marshall impressionne avec presque 26 heures d'utilisation à volume modéré, la promesse initiale est tenue sans difficulté, surpassant très nettement JBL sur ce point crucial. Il faut dire que le constructeur a à coeur de proposer des produits endurants. Ses casques sont tout simplement les recordmen dans ce domaine.

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Sans surprise, Marshall domine largement le sujet de l'autonomie. JBL Flip 7 (2 - 3) Marshall Emberton III.

Réparabilité : deux propositions limitées, mais Marshall légèrement devant

Chez JBL, le constat est un peu frustrant : le démontage s'avère complexe et peu accessible aux néophytes, avec une disponibilité des pièces quasi inexistante.

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Marshall ne révolutionne pas non plus le marché, mais fait un peu mieux : le démontage s'avère relativement simple grâce à une surface caoutchouteuse entièrement amovible et un accès facilité aux vis principales. En revanche, trouver des pièces détachées compatibles reste compliqué.

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Il est regrettable que les constructeurs ne fassent pas plus d'efforts. Même si l'Emberton est loin d'être la panacée dans ce domaine, Marshall l'emporte sur le critère de la réparabilité. JBL Flip 7 (2 - 4) Marshall Emberton III.

Rapport qualité/prix : légère prime à JBL

Marshall propose une excellente enceinte dont le prix, initialement élevé (180 euros), se retrouve souvent autour de 160 euros chez les revendeurs. Bien que très performante, elle fait face à une JBL Flip 7 plus accessible : lancée à 150 euros et déjà disponible autour des 135 euros. À ce tarif, la Flip 7 apparaît comme particulièrement bien placée, compte tenu de ses nombreuses qualités en matière de connectivité, robustesse et prestation sonore.

JBL offre un rapport qualité-prix légèrement meilleur ici. JBL Flip 7 (3 - 4) Marshall Emberton III.

Verdict : la Marshall Emberton III s'impose de peu

Ce duel serré se conclut sur la victoire de la Marshall Emberton III, qui s'impose grâce à deux éléments clés : un son plus équilibré et une autonomie largement supérieure. La JBL Flip 7 demeure néanmoins un excellent choix pour les plus baroudeurs, qui pourront au passage économiser un peu par rapport à sa concurrente. Le choix final dépendra donc avant tout de vos priorités, mais la Marshall Emberton III remporte bel et bien cette bataille.

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