La situation internationale, qui provoque une explosion du prix des carburants, n’est pas incitative à la réservation de vacances pour cet été. Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué par la guerre au Moyen-Orient, ce qui a un fort impact sur le prix du baril de pétrole, donc du kérosène, et donc du billet d’avion. Alors, les futurs vacanciers attendent que la situation se stabilise pour réserver leurs billets. Ils ont aussi parfois décidé de privilégier les voyages moins lointains et en voiture, ou ceux en train. Mais cette prudence a mécaniquement fait baisser les prix des billets d’avion, rapporte l’Indépendant. Les vols long-courriers restent les plus chers, mais on note une baisse des prix sur ceux intereuropéens, plus particulièrement vers la Méditerranée.

Nos confrères rapportent une comparaison faite sur des billets pour juillet, entre le 9 avril, avant les alertes sur d’éventuelles pénuries de kérosène, et le 6 mai. Le constat est sans appel : plus de la moitié des liaisons principales vers la Méditerranée ont vu leur prix chuter. On note une baisse autour de 10% du prix sur Londres-Nice, Manchester-Palma et Londres-Barcelone. Cela monte même jusqu’à 44% pour les trajets entre Milan et Madrid.

Jusqu’à 71% de différence de prix

Nos confrères italiens du Corriere della Sera ont remarqué une chute de 64% des prix pour les vols reliant Rome à Lisbonne, et même jusqu’à 71% pour ceux reliant Bergame et Madrid. Cette baisse des prix s’explique par la loi de l’offre et de la demande : l’offre de vols est plus haute que la demande, puisque les voyageurs ont peur de prix trop hauts, ce qui fait mécaniquement baisser les prix. Les compagnies aériennes ont tout intérêt à ce que les réservations soient faites dès maintenant pour cet été, afin de prévoir la période estivale. En revanche, les prix risquent d’augmenter à la dernière minute. Le risque d’annulation de vol à cause de pénurie de kérosène existe bel et bien. Les passagers ayant réservé leurs billets aujourd’hui seraient donc transférés vers d’autres vols, ce qui réduirait l’offre et donc augmenterait les prix.