
Où les Français comptent-ils partir en vacances cet été ? Si, très souvent, le choix se fait en début d’année, en 2026, il a peut-être été repoussé plus que d’habitude dans un climat géopolitique incertain lié à la guerre au Moyen-Orient. C’est ce qui ressort de la 25e édition du baromètre des vacances d’Europ Assistance réalisée conjointement avec Ipsos BVA. Dans ce contexte international incertain et de contraintes budgétaires, les Français font des arbitrages et pus d’un vacancier sur deux (55%) considère que le risque de conflit armé est un critère essentiel dans le choix de sa destination.
Cap sur la France cet été
Ainsi, sans surprise, l’Iran est le premier pays que les Français éviteraient pour voyager, devant Israël, également engagé dans le conflit, ou encore l’Afghanistan. Mais plus étonnamment, les Etats-Unis arrivent juste derrière, tout comme la Russie. Au total, près de deux tiers des interrogés estiment que les conflits armés affectent directement leur envie de voyager. A ce petit jeu, la France ressort grande gagnante pour cet été 2026 puisque 68% des interrogés, qui ont déjà choisi leur destination, passeront au moins une partie de leurs vacances dans l’Hexagone. La moitié les passera même exclusivement dans le pays : +15 points en un an.
L’Italie et l’Espagne séduisent toujours autant les Français
Si près d’un Français sur deux passera quand même une partie de ses vacances à l’étranger, ce chiffre est en net recul (-15%). Parmi les destinations toujours aussi plébiscitées, on retrouve l’Italie (10%), l’Espagne (9%), la Grèce (5%) et le Portugal (3%). Fait notable : les Etats-Unis disparaissent du top 5, désormais devancés par le Canada. En France, quels sont les bénéficiaires ? La Provence-Alpes-Côte d’Azur, tout comme l’Occitanie et la Bretagne, puis l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine.
Un attrait à l’international
L’Hexagone conserve également son attrait à l’étranger, dans le top 5 des destinations. Et si les Français boudent les Etats-Unis, outre-Atlantique, la France séduit toujours autant (troisième rang des destinations qu’ils privilégient). «En France, le désir de partir reste intact», note la directrice de la ligne métier voyage chez Europ Assistance France, Francine Abgrall. Confirmant l’attrait de la France, elle souligne que les Français font des «arbitrages (…) sous l’effet d’une contrainte budgétaire toujours forte».
43% de Français ne partiront pas, faute de budget
Car le budget est un des éléments clés cet été. Plus de quatre personnes sur dix (43%) interrogées dans ce sondage Ipsos BVA avouent qu’elles ne partiront pas faute de budget suffisant. Si le budget moyen alloué à ces vacances estivales atteint 1 864 euros cette année (+5% en un an), il reste sous la moyenne européenne (2 089 euros). La durée moyenne du séjour baisse en revanche, à 1,9 semaine, marquant un nouveau phénomène : effort budgétaire, mais durée et format de séjours adaptés. Dans le même temps, l’enthousiasme à l’idée de voyager se maintient à un très haut niveau : 80% des Français souhaitent partir, mais ce chiffre contraste avec ceux qui prévoient de partir : 76%, c’est six points de moins qu’en 2025.
Famille, mer et… IA
Globalement, les Français privilégient toujours le littoral, le voyage en famille et la location saisonnière (38% en France contre 30% dans le reste de l’Europe). D’ailleurs, selon Ipsos BVA, la France est le pays du Vieux Continent où «le all-inclusive est le moins choisi». Côté mobilité, la voiture a toujours la cote, contrairement à l’avion qui est moins utilisé qu’ailleurs en Europe. Dernier enseignement : près de 20% des interrogés déclarent avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour planifier leurs vacances, certes encore loin de l’Inde (69%). Globalement, l’attachement aux vacances estivales demeure solide : trois Français sur quatre prévoient un départ entre juin et septembre 2026.




















