
Les touristes français craignent désormais de se rendre au Moyen-Orient. L'analyse des données de la plateforme professionnelle de tourisme Orchestra, synthétisée par l’Alliance, montre «un net retournement de tendance sur plusieurs destinations du Moyen-Orient et de sa périphérie» pour la période du lundi 2 mars au jeudi 5 mars. Ce groupe de réflexion comprend des entreprises comme Air France, SNCF Connect ou Accor. Par exemple, les Emirats arabes unis, déjà en baisse de 36 % pour les réservations du mois de février, les ont vu chuter de 85 % de lundi à jeudi. Pour rappel, des milliers de ressortissants français sont encore bloqués à Dubaï notamment et peinent à trouver des moyens de rentrer dans l‘Hexagone.
De même, les réservations avaient diminué de 8 % pour rejoindre la Turquie. Elles ont de nouveau baissé de 36 %. En ce qui concerne l’Égypte, destination très prisée des Français habituellement, le nombre de dossiers a chuté de 34 % sur cette période alors que le pays africain affichait une progression de 17 % des réservations par rapport à 2025. Enfin, le constat est encore plus fort à propos de la Jordanie avec une baisse considérable de 50 % des réservations, alors que la destination était en hausse de 31 % en février.
100 millions de touristes au Moyen-Orient en 2025
Cette tendance va même plus loin et s’étend à des destinations long-courriers associées à des itinéraires passant par la région du Moyen-Orient, comme la Thaïlande qui profitait d’une bonne dynamique au mois de février, mais dont les réservations ont baissé de 15 % de lundi à jeudi. L’île Maurice, lieu de vacances privilégié des Français, semble être un peu boudée par les touristes puisqu’après une hausse de 1 % des réservations le mois dernier, elle a enregistré une diminution de 15 %.
«De manière générale, la contraction des réservations concerne principalement les séjours réservés par les couples et les familles», explique l’Alliance France Tourisme. L’année dernière, 100 millions de touristes se sont rendus au Moyen-Orient, soit une hausse de 3 % sur un an, selon l'ONU Tourisme. Mais d’après le cabinet Oxford Economics, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire diminuer l’arrivée de visiteurs dans la région de 11 à 27 % en 2026.



















