
Il est grand temps de réserver ses vacances d’été ! Mais avec la hausse des prix du carburant, cela peut coûter très cher. Alors les Français s’adaptent. C’est le cas de Gaëlle, une normande qui raconte son histoire à RMC. Cette aide-soignante part habituellement dans le sud de la France, parfois même jusqu’en Espagne, avec son mari et leurs deux enfants en camping-car. Mais «c’est un vieux modèle de 2006, il consomme plus de 12 litres de diesel au cent». Or, ce carburant dépasse encore les 2 euros du litre. Alors Gaëlle relativise : «Ce n’est pas grave, on a de très belles côtes par chez nous. On ira en Bretagne plutôt qu’en Espagne.»
Et ce n’est pas la seule à faire ce choix. Selon Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA), les Français décident de partir «moins loin, moins cher». Il assure que les destinations privilégiées cette année sont la Normandie et le Grand Est. Le spécialiste explique en revanche que les campings ne devraient pas trop pâtir de cette situation. En effet, si les habitués du camping en France vont se restreindre, cette baisse sera compensée par les vacanciers qui partent habituellement à l’étranger.
Des vacances en France, et pas en avion
La hausse des prix du carburant ne touche pas seulement ceux qui voyagent en voiture. Les billets d’avion sont aussi plus chers. Les récentes annonces des compagnies aériennes ont aussi du mal à rassurer les vacanciers. Volotea demande à certains clients de payer un supplément après achat pour compenser la hausse du prix du kérosène et d’autres compagnies ont déjà fait part de plusieurs annulations de vols. Et même si Air France et Transavia ont garanti qu’ils pourraient «transporter tous leurs clients cet été», l’Association du transport aérien international a fait part d’une baisse de 3,4 % de la demande sur un an.
Ces vacances d’été 2026 sont donc synonymes d’adaptation. Les Français partent moins loin et s’arrangent même pour payer moins cher. C’est le cas de François, qui a mis sa maison sur une plateforme d’échange, lui permettant de partir en vacances avec sa famille chez des particuliers, qui seront en vacances chez lui. La hausse des prix pour le trajet est donc compensée par la baisse du prix du logement pour cet ancien concessionnaire.











