Selon un sondage Elabe réalisé pour BFM mercredi 13 mai, de nombreux Français auraient décidé de modifier leur plan de départ et de vacances. Une décision provoquée par l’augmentation des prix des carburants, effet direct de la guerre au Moyen-Orient, qui se déroule depuis fin février. En effet, dans le cadre de ce conflit, l’Iran a décidé de bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel passe une immense partie des stocks d’hydrocarbures utilisés en Europe.

Concrètement, 63% des Français ont déclaré avoir déjà modifié leurs projets de vacances, selon ce sondage. Parmi les changements mis en place, les futurs vacanciers ont d’abord décidé de partir pour une destination plus proche, ou de rester en France (21% des personnes interrogées), de limiter l’utilisation de la voiture (20%), de partir moins longtemps que prévu (10%), ou encore de reporter leurs séjours à une période hors saison (9%). Parmi les personnes ayant répondu à ce sondage, 14% d’entre elles déclarent aussi avoir l’intention de renoncer à partir en vacances. Par ailleurs, il faut noter qu’habituellement, seuls 60% des Français partent en vacances durant l’été, selon une autre étude Elabe.

Les prix du carburant responsables

Le responsable de ce renoncement est tout trouvé : il s’agit de l’inflation des prix du carburant. Selon le sondage, 45% des personnes interrogées disent que cette augmentation des prix a «un impact important» sur leur budget. Les plus touchés par cette hausse sont les habitants des petites et moyennes agglomérations et des communes rurales, mais aussi les catégories populaires, et les 25-49 ans.

D’autant qu’en 2025, selon BFM, le pouvoir d’achat des Français avait déjà stagné, voire légèrement baissé avant le début du conflit au Moyen-Orient. La crainte de la plupart d’entre eux est donc que ce conflit ne s’étale davantage dans la durée. D’après le sondage, 61% des personnes interrogées considèrent que ce conflit pourrait durer plusieurs mois voire plusieurs années supplémentaires.