
Lorsqu’une facture d’énergie n’est pas payée, il y a un risque de coupure ou de limitation de la puissance. Ces phénomènes sont en baisse sur l’année 2025, rapporte le médiateur national de l’énergie mardi 2 mars, selon BFMTV. Leur nombre a baissé de 3,7% sur un an. L’autorité publique indépendante a comptabilisé plus d’1,2 million d’interventions, coupure ou limitation de puissance, en 2025. Elle plaide pour favoriser cette deuxième option, en hausse de 79% par rapport à 2019. Celle-ci serait plus «simple à mettre en œuvre car téléopérée» à distance et «plus supportable pour les foyers» que la coupure de courant.
Cette hausse peut s’expliquer par le contexte d’inflation des prix de l’énergie après la crise du Covid et surtout la guerre en Ukraine, malgré le bouclier tarifaire. Le nombre de coupures d’électricité a, quant à lui, baissé de 30% entre 2024 et 2025. Un constat qui ravit le médiateur Bernard Doroszczuk, qui face à «l’augmentation continue de la précarité énergétique» appelle à «interdire les coupures d’électricité».
La solution du chèque énergie
Il existe pourtant une aide pour payer ses factures d’énergie versée aux foyers les plus précaires. Les chèques énergie ont été envoyés à 3,8 millions de Français l’année dernière. Ceux-ci devraient justifier d’un revenu fiscal de référence par unité de consommation inférieur à 11.000 euros en 2023. Le rapporteur appelle à ce «le chèque énergie soit attribué à l’ensemble des ménages à partir d’un seul critère, à savoir le revenu fiscal de référence, rapporté au nombre d’unités de consommation, inférieur à un seuil déterminé».



















