
Sommaire
- Design et connectique : Samsung sort les câbles, Apple soigne les détails
- Écran : Apple laisse Samsung loin derrière
- Performances : la puce M5 garde une vraie marge
- Autonomie : le MacBook Air tient plus longtemps
- Réparabilité : Samsung marque un point important
- Rapport qualité/prix : Apple fait payer moins pour mieux
- Verdict : faut-il choisir le Galaxy Book6 ou le MacBook Air M5 ?
Sur le papier, le Samsung Galaxy Book6 a de quoi séduire : châssis en aluminium, grand écran de 16 pouces, processeur Intel Core Ultra 7 355, 16 Go de RAM et une connectique très complète. Mais il joue sur un terrain, celui des ultra-portables ou ultrabooks, largement dominé par Apple avec son MacBook Air M5, moins cher en 15 pouces à stockage équivalent et très solide sur les critères clés. Alors, faut-il privilégier l’univers Windows, ou céder à l’efficacité du portable Apple ? Place au match.
Design et connectique : Samsung sort les câbles, Apple soigne les détails
Le Galaxy Book6 présente une copie sérieuse côté fabrication. Son châssis intégralement en aluminium inspire confiance, avec une épaisseur contenue de 1,19 cm et un poids de 1,74 kg pour le modèle 16 pouces. Pour un grand ordinateur portable, il reste facile à transporter. Le clavier se montre confortable, peut-être un peu trop compact néanmoins pour une telle diagonale. Le pavé tactile, lui, convainc moins : il retient légèrement les doigts, ce qui donne vite envie de brancher une souris.

Le MacBook Air M5 joue une autre partition. Son design en aluminium est parfaitement maîtrisé, mais il n’évolue pas par rapport aux modèles de même lignée. On retrouve l’encoche en haut de l’écran, le clavier à mécanisme ciseaux, le Touch ID réactif et surtout un trackpad parmi les plus agréables du marché. Le coloris Minuit de notre modèle est élégant, mais il marque facilement les traces de doigts. Les haut-parleurs placés dans le creux entre le clavier et l’écran manquent aussi d’évidence, même si le rendu audio reste correct pour un ultraportable.
Le plus grand atout du MacBook Air est néanmoins ailleurs. Vu qu'il utilise une puce ARM, Apple a réussi à supprimer complètement la ventilation, ce qui permet de l'utiliser sur un lit ou n'importe où sans risquer de boucher les aérations, sans bruit et sans chauffe excessive (ce qui peut arriver avec certains PC lorsqu'on les utilise sur les genoux par exemple). C'est un confort dont il est difficile de se passer après y avoir goutté.

Côté connectique, Samsung prend clairement l’avantage. Le Galaxy Book6 embarque deux ports USB-A, deux USB-C, un lecteur microSD, une prise casque/micro et un port LAN RJ45. Il manque toutefois le Thunderbolt 4, réservé aux déclinaisons plus haut placées dans la gamme. Le MacBook Air M5 propose le MagSafe, deux ports USB-C Thunderbolt 4 et une prise casque. C’est propre, rapide, mais très limité. Pour brancher une carte SD, un périphérique USB-A ou un écran HDMI, le hub devient obligatoire. Apple se rattrape sur le sans-fil avec le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6, là où Samsung se limite au Wi-Fi 6E et au Bluetooth 5.4.
Le Galaxy Book6 évite de vivre avec un adaptateur dans le sac, mais le MacBook Air est un peu plus confortable et pratique grâce à l'absence totale de ventilation qui permet de l'utiliser n'importe où. Point pour Apple. Galaxy Book6 (0 - 1) MacBook Air M5.
Écran : Apple laisse Samsung loin derrière
Le Galaxy Book6 paie cher sa dalle LCD IPS de 16 pouces. Sa définition de 1 920 x 1 200 pixels reste convenable pour la bureautique et le multimédia, mais les mesures colorimétriques déçoivent. La dalle ne couvre que 58 % de l’espace sRGB et 43 % du DCI-P3. Résultat, les couleurs manquent de richesse et paraissent ternes face aux meilleures dalles IPS. Pour la retouche photo précise ou le montage vidéo sérieux en mobilité, ce n’est pas le bon outil.

Tout n’est pas à jeter pour autant. Le contraste atteint 1 170:1, une valeur correcte pour de l’IPS, et l’uniformité est très bonne avec un écart maximal de 8 % entre les zones d’affichage. Le traitement antireflet aide aussi à compenser une luminosité limitée à 350 cd/m². Mais l’absence de HDR et la couverture colorimétrique trop étroite passent mal sur un PC vendu à ce tarif.

Le MacBook Air M5 conserve lui aussi une dalle LCD IPS à 60 Hz, mais la qualité n’a rien à voir. Son écran de 13,6 pouces affiche 2 560 x 1 664 pixels, avec une densité de 224 pixels par pouce. Il couvre 100 % du sRGB et 99 % du DCI-P3. Le DeltaE moyen de 1,63 traduit une excellente fidélité des couleurs dès la sortie du carton. La luminosité atteint 524 cd/m² en HDR, un niveau plus confortable, même si l’usage en plein extérieur peut rester délicat. Le contraste de 1 210:1 reste classique pour de l’IPS, et l’uniformité est aussi très bonne.
Samsung propose une grande dalle, mais Apple offre un écran bien plus juste, plus lumineux et mieux adapté aux usages créatifs ou multimédia. Point Apple. Galaxy Book6 (0 - 2) MacBook Air M5.
Performances : la puce M5 garde une vraie marge
Le Galaxy Book6 embarque un Intel Core Ultra 7 355 avec 8 cœurs, dont 4 cœurs haute performance, épaulé par 16 Go de RAM. En usage courant, il se montre fluide. Navigation avec de nombreux onglets, traitement de texte, streaming en fond... rien ne vient vraiment gripper la machine. Le SSD de 512 Go livre aussi de bonnes vitesses, avec jusqu’à 4 280 Mo/s en écriture et 4 075 Mo/s en lecture.
Les limites apparaissent sur les tâches lourdes. Sur Geekbench 6, le PC de Samsung atteint 2 709 points en single-core et 11 418 points en multi-core. La partie Compute monte à 23 696 points. Ce n’est pas faible dans l’absolu, mais le Galaxy Book6 reste en retrait face aux références les plus performantes. Sur Cinebench R24, il peut lancer un rendu 3D exigeant, mais l’exécution prend du temps. Le jeu n’est pas son terrain non plus : l’iGPU Intel Graphics vise surtout l’affichage et les usages légers. Quelques titres anciens peuvent tourner correctement, mais les jeux récents ne sont pas son affaire.
Le MacBook Air M5 frappe nettement plus fort. Sa puce obtient 4 201 points en single-core, 17 222 points en multi-core et 47 961 points sur la partie Compute de Geekbench 6. Le SSD est aussi beaucoup plus rapide, avec 6 682 Mo/s en lecture et 6 467 Mo/s en écriture. Le portable Apple peut gérer du multitâche soutenu, du montage vidéo 4K et du rendu 3D, même si les charges les plus lourdes entraînent une baisse de régime. L’absence de ventilateur impose cette limite, mais elle apporte un vrai confort : la machine reste silencieuse en toutes circonstances.
Il faut aussi noter que le MacBook Air peut chauffer au niveau du clavier lorsqu’on pousse la puce dans ses retranchements. Côté logiciel, macOS reste très agréable, surtout avec un iPhone et des écouteurs Apple. Les fonctions d’IA progressent, mais Siri demeure perfectible, notamment face à Gemini. Chez Samsung, Windows 11 Famille s’accompagne de Quick Share, de Sélection IA et de Samsung Settings. Ces outils ajoutent des fonctions utiles, même si la traduction via Sélection IA manque de fiabilité. Les ventilateurs du Galaxy Book6 s’activent aussi un peu trop souvent.
Le Galaxy Book6 suffit pour travailler confortablement, mais le MacBook Air M5 est plus rapide, plus silencieux et mieux armé pour les tâches exigeantes. Point Apple. Galaxy Book6 (0 - 3) MacBook Air M5.
Autonomie : le MacBook Air tient plus longtemps
Le Galaxy Book6 embarque une batterie de 61,20 Wh. Lors de notre protocole de lecture vidéo 4K avec l’écran réglé à 200 cd/m², il a tenu 11 h 49. C’est assez solide pour couvrir une journée de travail dans bien des cas, et cela montre que les puces Intel ont gagné en efficacité. Mais le PC Samsung reste derrière les machines les plus endurantes.

La recharge n’aide pas à inverser la tendance. Avec un bloc de 96 W, non fourni, le Galaxy Book6 récupère 50 % en 48 minutes, 80 % en 1 h 17 et 100 % en 2 heures. Samsung inclut seulement un câble USB-C vers USB-C dans la boîte, ce qui peut agacer à ce niveau de prix.

Le MacBook Air M5 embarque une batterie plus petite de 53,8 Wh, mais il fait mieux. Dans les mêmes conditions de test, il atteint 15 h 46. En usage réel, il encaisse sans peine une journée chargée avec multitâche, traitement de texte et quelques tâches lourdes. La recharge est aussi plus rapide au départ : 50 % en 27 minutes, 80 % en 53 minutes et 100 % en 1 h 45 avec un bloc de 96 W non fourni.
Samsung tient correctement la distance pour un PC Windows en x86, mais Apple offre plusieurs heures de marge et une charge plus efficace sur les premiers pourcentages. Point Apple. Galaxy Book6 (0 - 4) MacBook Air M5.
Réparabilité : Samsung marque un point important
Le Galaxy Book6 obtient un indice de réparabilité de 8,7/10. Les pièces les plus sujettes aux pannes semblent assez simples à retirer, sans outillage complexe. La disponibilité des pièces de la liste 2 atteint 7,4/10, et les délais de livraison sont bien notés. Le coût de remplacement est aussi raisonnable au regard du prix du PC. Autre bon point : deux emplacements SSD internes sont présents, dont un occupé. Il est donc possible d’ajouter ou de remplacer du stockage.
Tout n’est pas parfait. La mémoire vive LPDDR5X est soudée à la carte mère. Impossible donc de la remplacer ou de l’étendre. Les éléments de la liste 1, essentiels mais moins fréquemment changés, obtiennent aussi des notes plus faibles en disponibilité et en délai de livraison.
Le MacBook Air M5 obtient 6,8/10. Les pièces de la liste 2 profitent d’une bonne durée de disponibilité, et leur démontage n’a rien d’insurmontable avec le bon outil. En revanche, les outils nécessaires font baisser la note, et le coût des pièces rend certaines réparations peu intéressantes financièrement. La RAM, appelée mémoire unifiée par Apple, est intégrée à la puce. Le stockage est lui aussi soudé et lié à la carte mère. En clair, mieux vaut bien choisir sa configuration dès l’achat et en cas de panne : rendez-vous chez Apple.
Apple propose un châssis solide et un suivi logiciel rassurant, mais Samsung facilite davantage la maintenance et laisse la porte ouverte à l’extension du SSD. Point Samsung. Galaxy Book6 (1 - 4) MacBook Air M5.
Rapport qualité/prix : Apple fait payer moins pour mieux
Le Galaxy Book6 démarre à 1 799 euros en 14 pouces, tandis que notre unité de test de 16 pouces non tactile est affichée à 1 849 euros. À ce tarif, le PC Samsung offre une belle finition, une connectique très complète, une bonne fluidité en usage courant, une autonomie correcte et une réparabilité convaincante. Mais son écran trop limité et ses performances en retrait pèsent lourd.
Le MacBook Air M5 démarre à 1 199 euros en 13 pouces avec 16 Go de RAM et 512 Go de stockage. La version 15 pouces est proposée à 1 499 euros. Notre configuration de test en 13 pouces, avec GPU 10 cœurs et SSD de 1 To, atteint 1 449 euros. Même avec une connectique moins pratique et une réparabilité inférieure, il offre un meilleur écran, plus de puissance, un SSD plus rapide et une autonomie plus confortable.
Le Galaxy Book6 a des arguments, mais son prix le met dans une position délicate. Le MacBook Air M5 coûte moins cher à diagonale proche et gagne sur trop de critères essentiels. Point Apple. Galaxy Book6 (1 - 5) MacBook Air M5.
Verdict : faut-il choisir le Galaxy Book6 ou le MacBook Air M5 ?
Le Galaxy Book6 n’est pas un mauvais PC portable. Il est bien construit, agréable à transporter pour un 16 pouces, riche en ports et bien mieux placé qu’Apple sur la réparabilité. Pour celles et ceux qui veulent absolument Windows, une prise RJ45, de l’USB-A et un lecteur microSD sans adaptateur, il garde de vrais atouts.
Mais face au MacBook Air M5, il souffre vraiment de la comparaison. L’écran du Samsung manque trop de couleurs pour un ordinateur premium, ses performances restent moins convaincantes, son autonomie est plus courte et son tarif complique encore l’équation. Le MacBook Air M5 n’est pas irréprochable : sa connectique oblige souvent à utiliser un hub, son stockage n’est pas remplaçable et son design évolue peu. Malgré cela, il propose l’ensemble le plus cohérent.
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