Par rapport à ses prédécesseurs, le CrossWave OmniForce EdgeFind Pro pousse un peu plus loin tous les curseurs ; il peut notamment être allongé un peu plus bas et lave au plus près des murs grâce à la technologie ZeroGap. Malgré ces évolutions, cet aspirateur laveur ne peut pas être totalement couché ni effectuer un nettoyage bord à bord des deux côtés. Il est aussi dépourvu de roues motorisées et de système de séchage de rouleau. Cela peut sembler un peu maigre pour le sommet de gamme d’une marque spécialisée. Mais son prix, inférieur à 430 euros à son lancement, est en adéquation avec la proposition. En outre, l’efficacité de lavage promise est au rendez-vous. Nous avons testé la version Pro, sachant qu’il existe un CrossWave OmniForce EdgeFind Select, vendu 30 euros moins cher, avec moins d’accessoires (une seule brosse et une seule solution de lavage).

Ergonomie : un aspirateur lourd mais avec de bonnes idées (3/5)

En aspirateur laveur de milieu de gamme, ce modèle de Bissell est loin d’arborer une silhouette affinée comme le Rowenta X-Clean par exemple. Il est même aux antipodes. Dès le premier coup d’œil, il apparaît lourd et massif, ses lignes aux arêtes franches contribuant à cette impression. Cela lui donne un petit côté Transformers pour ceux qui ont la référence. Au moins, l’impression de qualité et de robustesse est là et se confirmer quand on le manipule un peu plus (retrait et remise en place des réservoirs, commandes…). Son châssis est très épais, notamment du fait qu’il accueille le réservoir d’eau sale à l’avant et le réservoir d’eau propre à l’arrière. Ce dernier, qui contient 660 ml, est doublement gradué avec un premier trait pour le niveau d’eau et le second pour ajouter du détergent de la marque si on le souhaite. Ce système est bienvenu. En revanche, il pourrait être un peu plus pratique car son ouverture est de travers, un choix assez étrange qui oblige à le pencher pour le remplir.

L’ouverture du réservoir est inclinée. En revanche, on apprécie le double marquage, pour le niveau d’eau puis le niveau de détergent.
L’ouverture du réservoir est inclinée. En revanche, on apprécie le double marquage, pour le niveau d’eau puis le niveau de détergent. © Alexandra Bellamy pour Capital

Avec son réservoir plein, l’EdgeFind Pro pèse plus de 5,6 kg, répartis sur toute la hauteur du manche. De plus, contrairement à de nombreux modèles récents, ses roues ne sont pas motorisées et ça se sent dès les premiers instants. Si la séance de ménage se prolonge, il peut franchement peser. Cela entrave un peu la maniabilité, surtout quand il est question d’atteindre des recoins, de petits espaces ou des bordures. D’autant que la tête de lavage n’est pas particulièrement souple : dès qu’on tourne un peu le manche sur les côtés, elle a tendance à se décoller du sol. Par ailleurs, contrairement à de nombreux aspirateurs laveurs récents, celui-ci ne peut pas être totalement allongé sur le sol. Par exemple, s’il nous permet de passer sous notre table ronde, il n’est pas envisageable de nettoyer le dessous de notre table basse et encore sous notre canapé. Dès qu’on abaisse un peu trop le manche, la tête de lavage se soulève du sol, ce qui est finalement un bon point de repère.

Nous avons en revanche apprécié le système d'éclairage qui permet de bien voir la zone qu’on dépoussière, notamment les coins ou les saletés sur les sols foncés. Les Leds sont puissantes et éclairent loin devant - nous avons même pu nettoyer des pièces plongées dans le noir sans allumer la lumière.

© Alexandra Bellamy pour Capital

Bissell n’a pas prévu d’écran tactile mais trois boutons pour démarrer/arrêter, régler la puissance d’aspiration et le débit d’eau, tous deux réglables sur deux niveaux – sachant qu’on a aussi la possibilité d’aspirer sans dispenser d’eau. Au début, le fonctionnement surprend un peu : on ne peut pas choisir un débit d’eau maximum sans opter aussi pour la puissance max, ni un débit d’eau réduit avec une puissance max. Quand on comprend, on s’y fait. D’ailleurs, c’est assez logique. On apprécie que le large écran incliné soit parfaitement lisible.

Sur l’écran, les caractères sont larges et lumineux.
Sur l’écran, les caractères sont larges et lumineux. © Alexandra Bellamy pour Capital

Nous aurions préféré que l’autonomie restante s’affiche en durée plutôt qu’en pourcentage, mais au moins, elle est très visible et précise au pourcentage près (sur certains modèles bien plus haut de gamme, c’est par tranches de 5 %). De même, on reçoit des alertes lorsqu’il est nécessaire d’ajouter de l’eau ou de vider le collecteur d’eau sale : une icône orange apparaît, doublée d’une alerte sonore. Lorsqu’il faut vider l’eau sale, pour ne pas risquer de débordements, en plus des avertissements visuel et sonore, l’EdgeFind Pro s’arrête et les éclairages de la brosse clignotent.

L’écran se tourne pour être visible par l’utilisateur, aussi bien pendant la séance de ménage que durant la charge.
L’écran se tourne pour être visible par l’utilisateur, aussi bien pendant la séance de ménage que durant la charge. © Alexandra Bellamy pour Capital

En ce qui concerne l’écran, précisons qu’il se « retourne » pour être lisible en toutes circonstances : les affichages sont dans un sens quand on utilise l’aspirateur laveur, dans l’autre lorsqu’il est en charge.

Aspiration et lavage : aussi efficace pour laver que pour aspirer (4,5/5)

La version CrossWave OmniForce EdgeFind Pro est livrée avec trois petites bouteilles, dont deux de détergent « Natural Multi-Surface » spécial animaux, l’autre servant au nettoyage de l’appareil. Car l’un des savoir-faire de Bissell réside dans ses détergents, développés dans ses propres laboratoires, pour tirer le meilleur de ses appareils.

L’EdgeFind Pro peut être utilisé avec de l’eau pure ou mélangée à du détergent Bissell. Par ailleurs, on peut remplir le réservoir soit avec de l’eau froide, soit avec de l’eau chaude (jusqu’à 60 °C).

Bissell assure aussi concevoir ses produits spécifiquement pour les foyers avec des animaux, de manière à ce qu’ils soient capables de réparer les accidents qui pourraient être causés par nos boules de poils. Sur le terrain, l’EdgeFind Pro aspire sans difficulté les poils d’animaux (même présents en quantité), les morceaux de croquettes voire les croquettes entières, ainsi que les épais grains de litière minérale, ou encore nos cheveux longs et ce, sans même avoir besoin d’utiliser la puissance maximale.

En ce qui concerne le lavage, nous avons été agréablement surpris par son efficacité. Pour le quotidien, le débit d’eau minimal suffit largement ; c’est celui que nous avons privilégié car il assure une plus grande autonomie et laisse les sols moins mouillés, ceux-ci sèchent donc plus vite – notamment dans les creux des joints de carrelage. Le débit maximal n’est nécessaire que pour supprimer des taches très incrustées.

Nous avons fait des tests à l’eau pure ainsi qu’avec de l’eau mélangée à du détergent. Dans le cas où il y a des taches tenaces, le produit fait la différence. Par exemple, il nous a permis d’éliminer nos traces de ketchup séché plus rapidement, en faisant bien moins d’allers-retours qu’avec de l’eau seule.

Le rouleau s’approche au plus près des murs et autres bordures, mais seulement d’un côté de la tête de lavage.
Le rouleau s’approche au plus près des murs et autres bordures, mais seulement d’un côté de la tête de lavage. © Alexandra Bellamy pour Capital

Un mot de la technologie que Bissell nomme ZeroGap. Du côté droit, le rouleau atteint exactement le bord de la tête de lavage, ne laissant absolument aucun écart avec la bordure qu’on souhaite nettoyer. Hélas, il n’est pas toujours possible de longer les plinthes ou les meubles de ce côté, et il ne s’agit pas d’une solution bord à bord. À gauche, il y a un écart de quasiment 2 cm, tout de même.

Niveau sonore : un aspirateur laveur dans la moyenne (3/5)

À la puissance minimale, nous avons mesuré un niveau sonore de 70 dB, ce qui est dans la moyenne : ni particulièrement silencieux, ni spécialement bruyant. À la puissance maximale, le niveau sonore passe à 72 dB, sachant que quel que soit le réglage du débit d’eau, cela n’a pas d’incidence sur le bruit. Bissell, qui se présente comme une entreprise « amie des animaux », affirme travailler sur la fréquence du son émis par ses appareils lors de leur développement, afin qu’ils gênent le moins possible les animaux domestiques (nous n’avons pas été en mesure de le vérifier).

Autonomie : vraiment confortable (5/5)

L’autonomie en situation est parfaitement conforme à ce qu’annonce Bissell et même un peu supérieure. À la puissance maximale, la batterie nous a permis de faire le ménage pendant un peu plus de 28 minutes. À la puissance minimale, l’endurance de l’EdgeFind Pro passe à presque 47 minutes. C’est bien plus qu’il ne nous en a fallu pour nettoyer notre appartement de 70 m2, par exemple.

L’autonomie s’affiche en pourcentage, avec une précision au pourcent près.
L’autonomie s’affiche en pourcentage, avec une précision au pourcent près. © Alexandra Bellamy pour Capital

À noter : quand on opte pour le débit d’eau maximal, le réservoir d’eau se vide assez rapidement : il faut prévoir de le remplir à peu près toutes les 8 minutes (et vider le collecteur d’eau sale à peu près au même rythme). Raison de plus pour se contenter du débit moyen et de la puissance moyenne si les sols ne sont pas particulièrement souillés, auquel cas le réservoir tient plus longtemps, tout comme la batterie.

Entretien : bien servi par l’auto-nettoyage mais sans séchage du rouleau (4/5)

La vidange du collecteur d’eau sale s’effectue de manière assez classique. Il n’y a pas de poignée pour saisir le bloc central, mais on peut l’attraper par les côtés pour ne pas se salir les mains. À l’intérieur, Bissell a prévu un système de tamis pour séparer les déchets épais des liquides. On saisit cet élément par la tige qui le prolonge et on le tapote dans la poubelle. Cela ne suffit pas toujours à enlever les cheveux et poils d’animaux mouillés. Il faut parfois les défaire avec les mains, ce qui est courant avec les aspirateurs laveurs. Bien qu’elle ne soit pas encore idéale, la solution retenue par Bissell n’est pas si mal.

Un tamis prolongé par une tige sert à séparer les particules solides des liquides.
Un tamis prolongé par une tige sert à séparer les particules solides des liquides. © Alexandra Bellamy pour Capital

L’appareil étant destiné aux foyers où vivent des animaux, il est doté d’une brosse anti-enchevêtrement qui n’est pas infaillible, mais plutôt efficace. Si on prend la peine de lancer des cycles d’auto-nettoyage régulièrement, on y retrouve peu de poussière, poils et cheveux. La tête de lavage s’ouvre par le dessus. Quelques saletés restent à l’intérieur du capot et éventuellement sous la brosse, mais assez peu. En outre, Bissell fournit une bouteille de solution nettoyante (FreshStart) spécialement prévue pour décrasser la brosse et l’intérieur de l’aspirateur laveur.

© Alexandra Bellamy pour Capital

Il suffit d’en verser un peu dans la partie creuse de la station avant de lancer un cycle d’auto-nettoyage (il dure environ 40 s). Notre seul regret concerne l’absence de séchage du rouleau à l’air chaud. Bissell conseille vivement de le retirer après l’auto-nettoyage pour le laisser sécher à l’air libre, car même s’il finit essoré, il est loin d’être sec. Des logements sont prévus à cet effet sur la station. Deux rouleaux sont fournis avec ce modèle Pro (un seul avec le Select).

© Alexandra Bellamy pour Capital

On se passerait volontiers de cette opération, toutefois conseillée pour éviter que des odeurs se développent. Bonne nouvelle : le rouleau se détache en quelques gestes, par le dessus de la brosse.

Réparabilité : des consommables disponibles

Contrairement aux aspirateurs balais, les aspirateurs laveurs ne sont pas soumis à un indice de réparabilité. Nous n'avons donc pas d'information nous permettant de savoir si cet appareil est facilement réparable en cas de problème. Nous avons juste pu constater que les accessoires et consommables (filtre, rouleau, détergent) sont faciles à se procurer, sur le site de Bissell ou auprès de nombreux distributeurs.

Deux alternatives au Bissell CrossWave OmniForce EdgeFind Pro

Dreame H15 Pro

Le Dreame H15 Pro n’est pas un modèle récent, ce qui justifie que son prix soit accessible, alors que ses fonctionnalités sont encore d’actualité. Lui aussi profite d’une très bonne autonomie et aspire efficacement ; il est moins doué pour le lavage des sols.

Rowenta X-Clean 10

L'aspirateur laveur X-Clean 10 de Rowenta est plus ancien et coûte un peu plus cher, mais il est bourré d’atouts : notamment une légèreté et une maniabilité inégalées. Il est également très discret.

Conclusion

Il est tout à fait normal que pour son tarif abordable, le Bissell CrossWave OmniForce EdgeFind Pro ne fasse pas le plein de technologies et de fonctionnalités. Néanmoins, on constate avec regret que si on le compare à certains modèles d’anciennes générations désormais aussi abordables que lui, sa fiche technique fait pâle figure. On aurait au moins espéré pouvoir l’allonger totalement pour nettoyer sous les meubles et éventuellement un véritable nettoyage bord à bord, des deux côtés donc. De plus, son ergonomie et sa maniabilité sont largement perfectibles. Toutefois, on apprécie son excellente efficacité d’aspiration et de lavage, qu’on peut encore booster en utilisant les détergents dédiés. En outre, Bissell a fait un effort pour que l’entretien de son aspirateur laveur soit aisé. Le système d’auto-nettoyage étant plutôt efficace, cela limite la fréquence de ces gestes.

Note de la rédaction : 4/5

  • Ergonomie : 3/5
  • Efficacité d’aspiration et de lavage : 4,5/5
  • Niveau sonore : 3/5
  • Autonomie : 5/5
  • Entretien : 4/5

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