La gamme d’aspirateurs laveurs RollySteam combine l’aspiration et le lavage avec une fonction vapeur, pour désinfecter les sols, sans produit d’entretien, et désincruster plus facilement les taches tenaces. Rien de surprenant de la part de Polti, le fabricant italien étant spécialiste de l’entretien des sols à la vapeur. La gamme se compose du RollySteam WD10 (un modèle filaire), puis des WD30C (que nous testons ici) et WD40C. Ce dernier, plus cher d’environ 60 euros, est vendu avec plus d’accessoires et compte une fonction de séchage automatique du rouleau après son auto-nettoyage.
Si la fonction vapeur est un vrai plus, notamment pour un tarif de milieu de gamme, le WD30C fait l’impasse sur des fonctions aujourd’hui communes.

Ergonomie : pas de nettoyage sous les meubles ni de roues motorisées (3/5)

Accusant presque 4,8 kg sur la balance avec son réservoir plein, le Polti RollySteam WD30C ne fait partie ni des modèles les plus légers, ni des plus lourds. Ce poids est même plutôt bien équilibré et la gêne est moins importante que ce qu’on pourrait craindre de prime abord. En effet, contrairement à de nombreux concurrents, le RollySteam est dépourvu de roues motorisées. Il est seulement entraîné vers l’avant par son rouleau rotatif. Mais cela ne nous a pas dérangés outre mesure.

Les commandes se résument à deux boutons sur la poignée
Les commandes se résument à deux boutons sur la poignée © Alexandra Bellamy pour Capital

D’autant que sa tête est assez bien articulée pour atteindre des coins et des espaces étroits. Nous avons été un peu plus déçus par l’impossibilité de le coucher à plat pour nettoyer sous les meubles, ce qui est pourtant relativement répandu en 2026, sans être réservé à des aspirateurs laveurs haut de gamme. D’ailleurs, pas de risque de descendre trop bas car le bas du manche forme une sorte de butée qui se bloque au sol et empêche d’allonger l’appareil. Des Leds sont présentes sur la tête mais elles éclairent à peine.

Il faut être dans le noir pour en profiter car en plein jour, l’éclairage de la tête est quasiment invisible
Il faut être dans le noir pour en profiter car en plein jour, l’éclairage de la tête est quasiment invisible © Alexandra Bellamy pour Capital

Le WD30C peut être placé en position de parking mais cela ne stoppe pas l’aspiration (il faut l'arrêter à l’aide du bouton). Surtout, quand on tire le manche en arrière, le WD30C sort de sa position de parking. On ne peut donc pas le pencher en gardant la tête verrouillée : si on souhaite le déplacer d’une pièce à l’autre, il faut soit le pousser ou le tirer avec sa tête posée au sol, soit porter la totalité de l’appareil.

Le remplissage du réservoir d’eau propre n’est pas bien pratique non plus. Celui-ci est plat et son ouverture est étroite. De plus, pour le remplir, il faut le coucher à l’horizontale et estimer le niveau maximal au jugé – on ne peut le vérifier qu’en relevant le bac à la verticale. Or, le plus souvent, on a trop rempli et ça déborde…

Le réservoir n’est pas pratique à remplir. Il est aussi dépourvu de poignée
Le réservoir n’est pas pratique à remplir. Il est aussi dépourvu de poignée © Alexandra Bellamy pour Capital

En matière de réglages, le WD30C dispose d’un mode « aspiration » pour collecter du liquide, un mode lavage et un mode vapeur, complétés par une option turbo qu’on peut activer pour chacun des modes. Toutes les commandes sont accessibles avec le pouce au niveau de la poignée. L’écran Led affiche des icônes relativement simples à comprendre, doublées par des annonces vocales (en français, anglais ou italien au choix) qu’il est possible de désactiver, mais dont on ne peut pas régler le volume.

Au démarrage, les icônes s’illuminent au son du message vocal “Bonjour Polti lover, bienvenue”
Au démarrage, les icônes s’illuminent au son du message vocal “Bonjour Polti lover, bienvenue” © Alexandra Bellamy pour Capital

Comme souvent, on regrette que l’autonomie ne s’affiche pas en durée mais en pourcentage, d’autant que l’information manque de précision puisqu’elle est dégressive, par palier de 5 %. Pourtant, le WD30C est bien capable d’afficher des pourcentages plus précis, par exemple en fin de course, où il s’arrête toujours à 4 % de batterie – c’est difficilement compréhensible.

Des performances d’aspiration et de lavage correctes mais pas jusqu’aux bordures (3/5)

En ce qui concerne l’aspiration, il y a peu à dire. Le WD30C s’en sort bien, surtout pour collecter les déchets un peu épais comme des morceaux de croquettes. Il est aussi capable d’aspirer la poussière, les cheveux ou les poils d’animaux mais il a tendance à tartiner les poils et surtout, par moments, il recrache ces déchets en paquets humides.

L’option turbo s’enclenche en maintenant le bouton de mode pressé. Il s’affiche en toutes lettres sur l’écran
L’option turbo s’enclenche en maintenant le bouton de mode pressé. Il s’affiche en toutes lettres sur l’écran © Alexandra Bellamy pour Capital

Pour laver les sols, le WD30C n’utilise pas beaucoup d’eau, le réservoir de 0,6 L ne se vidant pas très vite : on peut tenir autant que la batterie le permet, sans remplir le réservoir ni vider le collecteur. On pourrait donc craindre des conséquences sur les performances. Elles nous ont pourtant réservé de bonnes surprises. En mode lavage classique, on met du temps à éliminer les taches incrustées comme le ketchup séché. On y parvient au prix de nombreux passages sur la tache. Bon point, le nettoyage est plus facile quand on active le mode turbo dans lequel la brosse tourne plus vite. Enfin, sur cette trace grasse et collante, la vapeur fait mouche et quelques passages suffisent à tout supprimer. Dans tous les cas, le sol ne reste ni gras ni collant.

La vapeur est générée en 30 s, ce qui est assez rapide (l’anneau lumineux change progressivement de couleur pendant le préchauffage)
La vapeur est générée en 30 s, ce qui est assez rapide (l’anneau lumineux change progressivement de couleur pendant le préchauffage) © Alexandra Bellamy pour Capital

Hélas, nous avons des reproches à adresser à ce mode, même si on apprécie ses pouvoirs détachant et désinfectant. L’appareil n’acceptant pas de détergent, le lavage à la vapeur pourrait être une alternative. Sauf que ce mode réduit drastiquement l’autonomie, et qu’il est alors difficile d’envisager un nettoyage du logement entier à la vapeur (sauf pour les petites surfaces).

Autre regret : avec ce réglage, le WD30C a parfois tendance à crachoter des gouttes d’eau. Les sols mettent plus de temps à sécher et sur certains, cela laisse de petites auréoles.

Le RollySteam a tendance à cracher des gouttes d’eau, voire de petites flaques, en particulier en mode vapeur
Le RollySteam a tendance à cracher des gouttes d’eau, voire de petites flaques, en particulier en mode vapeur © Alexandra Bellamy pour Capital

Notez qu’il est impossible d’ajuster le débit d’eau, le choix du mode n’ayant d’incidence que sur la vitesse de rotation du rouleau. Si la quantité d’eau modérée peut convenir aux sols un peu fragiles, elle peut s’avérer un peu juste pour décrasser les carrelages par exemple.

Autre point négatif qui concerne à la fois l’aspiration et le lavage : contrairement à de nombreux aspirateurs laveur actuels, y compris dans cette tranche de prix, le WD30C ne nettoie pas du tout bord à bord : sur les côtés, il laisse une bande d’environ 1,5 cm non nettoyée et un espace de 4 cm à l’avant de la brosse.

Bruyant, surtout en mode turbo (2,5/5)

Le RollySteam WD30C est bruyant. Nous avons mesuré de 75 dB à 77 dB (avec le turbo activé), sachant que le niveau sonore est semblable quel que soit le mode choisi (aspiration, lavage ou vapeur). Ce sont à la fois le moteur et la rotation du rouleau qui émettent du bruit, si bien que même en mode vapeur, l’appareil manque de discrétion (comparé à un balai vapeur, dont l’utilisation est bien plus silencieuse).

Une autonomie limitée qui s’évapore dans certains modes (3/5)

Nous avons atteint seulement 30 minutes d’autonomie en mode aspiration, et un peu moins en activant le turbo (27 min). C’est surtout le mode vapeur qui fait fondre l’endurance, celle-ci tombant à 13 min et même 12 min si on enclenche le turbo.

Un anneau lumineux, dont la couleur varie, donne une idée de l’état de charge
Un anneau lumineux, dont la couleur varie, donne une idée de l’état de charge © Alexandra Bellamy pour Capital

Cela n’est pas une surprise car on sait que la production de vapeur nécessite de l’énergie, mais c’est vraiment trop peu pour espérer nettoyer tout son logement : il faudra se contenter de certaines pièces ou de traiter quelques taches. On préférera le turbo, dont l’utilisation ne sabre pas trop la durée de la séance de ménage.

Un entretien vraiment fastidieux (2,5/5)

Le RollySteam WD30C est fourni avec une brossette de nettoyage et un rouleau de rechange. L’entretien est sans doute le plus gros point noir de cet aspirateur laveur. À commencer par la vidange du réservoir : celui-ci est dépourvu de tamis ou système de filtration. Tous les déchets finissent donc dans le collecteur, qu’il s’agisse de poussière, cheveux, poils d’animaux ou morceaux de croquettes.

Dans le collecteur, rien n’est prévu pour trier les déchets solides
Dans le collecteur, rien n’est prévu pour trier les déchets solides © Alexandra Bellamy pour Capital

Quand on enlève le collecteur, des amas de cheveux et poils mouillés restent à la sortie du tube ; il faut les enlever avec les mains. Pour la vidange, soit on l’effectue dans les toilettes au risque de les boucher, soit dans l’évier où il faut récupérer les déchets détrempés avec les mains, une étape vraiment pas agréable.

Pour déloger le rouleau, il faut préalablement sortir l’appareil de sa station
Pour déloger le rouleau, il faut préalablement sortir l’appareil de sa station © Alexandra Bellamy pour Capital

L’auto-nettoyage du rouleau est relativement efficace pour éliminer la poussière et les taches, mais des paquets de poils et cheveux restent sur le dessus. Là encore, il faut y mettre les mains. Le capot (qui se détache par le haut) étant proche de la base du réservoir, il est peu pratique à défaire et à remettre. Quant au rouleau, il s’enlève par le côté mais il faut sortir l’appareil de sa station de charge – station qu’il ne faut pas manquer de nettoyer car après le cycle d’auto-nettoyage, des saletés et de l’eau stagnent au fond.

Pour finir, sur ce modèle qui fait partie de ses entrées de gamme, Polti n’a pas prévu de système de séchage de rouleau. Le capot supérieur est parsemé de trous, mais cela n’empêche pas le développement d’odeurs. La meilleure solution reste encore de sortir le rouleau après son lavage pour le laisser sécher à l’air libre – dommage, aucun emplacement n’est prévu à cet effet sur la station.

Réparabilité : des accessoires faciles à se procurer

En l’absence d’indice de réparabilité officiel pour les aspirateurs laveurs, difficile de savoir si le WD30C est durable et facile à réparer. Comme souvent sur ces appareils, la batterie n’est pas amovible. Notons qu’on peut se procurer facilement les consommables en kit (rouleau + filtre HEPA) pour moins de 25 euros ; ils sont largement distribués.

Deux alternatives au Polti RollySteam WD30C

Rowenta X-Clean 10

Pour un prix équivalent, vous pouvez vous intéresser au Rowenta X-Clean 10, certes dépourvu de fonction vapeur, mais très maniable, léger et offrant de bonnes performances de lavage.

Dreame H14 Pro

Le Dreame H14 Pro est un modèle d’ancienne génération, mais encore dans le coup. Lui peut être utilisé à plat pour nettoyer sous les meubles et dispose aussi d’un mode auto.

Conclusion

Sur le papier, le Polti RollySteam WD30C semblait vraiment séduisant. Nous étions surtout intéressés par sa fonction vapeur, encore rare sur les aspirateurs laveurs et plutôt réservée à des appareils bien plus chers. Hélas, cette fonction fait diminuer l’autonomie à tel point qu’elle en devient anecdotique et réservée à un usage ponctuel. Au final, pour un prix d’environ 400 euros, cet aspirateur laveur fait l’impasse sur des fonctions pourtant bien utiles et quasiment incontournables en 2026, même à prix moyen. On pense notamment à la motorisation des roues, mais aussi à la possibilité de laver à plat sur le sol, d’utiliser du détergent avec l’eau, le séchage du rouleau après son auto-nettoyage ou encore le nettoyage bord à bord. À vous de voir si un peu de vapeur vaut ces sacrifices.

Note de la rédaction : 2,8/5

  • Ergonomie : 3/5
  • Efficacité d’aspiration et de lavage : 3/5
  • Niveau sonore : 2,5/5
  • Autonomie : 3/5
  • Entretien : 2,5/5

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