
Sommaire
- Design et connectique : un retour en arrière bienvenu et un tout petit défaut (4/5)
- Écran : confidentialité ou luminosité, il faut choisir (5/5)
- Performances : un processeur optimisé et de l’IA à foison (4,5/5)
- Photo : une belle polyvalence et des performances améliorées (5/5)
- Autonomie et recharge : toujours pas de silicium-carbone mais une charge plus rapide (5/5)
- Durabilité et réparabilité : premium aussi dans la durée (3,5/5)
- Les meilleures alternatives au Samsung Galaxy S26 Ultra
- Conclusion
Avec un peu de retard sur le planning habituel, la nouvelle famille de smartphones haut de gamme de Samsung, les Galaxy S, est de sortie. Toujours composée de trois modèles, S26, S26+ et S26 Ultra, elle a la charge de représenter ce que le Coréen sait faire de mieux dans ce domaine, et de répondre à une concurrence chinoise particulièrement rude depuis quelques années. Cette année encore, le modèle Ultra, le plus premium mais également le plus onéreux de la bande, parvient à sortir du lot. Non pas par sa taille ou par la présence de son stylet, mais par une nouveauté combinant matériel et logiciel. Le Ultra est ainsi l’unique mobile à embarquer la fonction Privacy Display ou affichage confidentiel, qui permet de masquer les parties de l'écran affichant des contenus sensibles aux yeux indiscrets en périphérie de l’appareil. Une fonction originale, très séduisante et pratique qu’il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir débarquer chez la concurrence, notamment chez Apple qui fait de la confidentialité son cheval de bataille.
Une innovation dans cette période technologiquement stagnante est bien agréable, mais elle ne suffit pas à elle seule à faire du Galaxy S26 Ultra le fleuron de la marque. Samsung a donc mis toutes les chances de son côté pour que l’appareil demeure au goût du jour sur le reste de la fiche technique… ou presque. Voyons de quoi est capable le nouveau venu dans ce test et s’il mérite sa place dans notre guide des meilleurs smartphones.
Design et connectique : un retour en arrière bienvenu et un tout petit défaut (4/5)
Le design du S26 Ultra change ! Enfin, un peu. Il conserve son format imposant avec ses 163,6 mm de haut pour 78,1 mm de large mais avec une finesse maîtrisée de 7,9 mm. Il a subi un léger régime pour perdre 4 g par rapport à son prédécesseur et atteindre aujourd’hui un poids de 214 g. Un gabarit toujours aussi généreux et pas forcément évident à manipuler avec des petites mains.

Pour élaborer son boîtier, Samsung a modifié deux éléments majeurs. D’abord, la firme tire un trait sur le titane, comme Apple sur ses iPhone. Très résistant, ce matériau vanté jusque-là par le Coréen ne semble cependant pas le mieux adapté pour dissiper la chaleur. Il cède donc sa place à de l’aluminium qui se plie mieux à cet exercice. Ensuite, Samsung abandonne les coins saillants au profit d’angles arrondis. Et c'est une excellente idée. Certes, l'esthétique globale de l’appareil prend un petit coup dans l’aile. Les angles droits hérités des Galaxy Note donnent un aspect très classe au mobile mais ne sont pas des plus confortables et pratiques. Ils laissent des traces dans les paumes des mains lors d’un usage prolongé, sans parler des déformations, voire des trous occasionnés dans les poches de veste ou de pantalon. Les angles arrondis gomment ces défauts et tant pis pour les amateurs de lignes effilées. En main, malgré son poids et sa taille, le S26 Ultra se montre très confortable.

Fidèle au design à l’œuvre depuis plusieurs générations, le S26 Ultra conserve au dos ses cinq modules photos alignés à la verticale sur deux colonnes. Ils sont toujours calés à gauche et leur épaisseur continue de déstabiliser fortement l’appareil lorsque celui-ci repose sur le dos. Il faut dire qu’ils rajoutent 4,1 mm d’épaisseur au mobile. Ce n’est pas rien.

C’est à la base du cadre, près de l’angle inférieur gauche, que Samsung a placé le logement du fidèle stylet S-Pen qui permet de prendre des notes ou de dessiner à l’écran, que celui-ci soit allumé ou éteint. Mais, force est de constater, et c’est très inhabituel, que la marque a raté son coup. La tête du stylet prend une forme qui épouse la courbure de l’angle du smartphone. Il peut être inséré dans son logement d’un côté ou de l’autre. Cependant, même lorsque l’on respecte le sens optimal, la tête dépasse légèrement du corps du mobile. Il n’est donc pas rare qu’elle accroche des fibres de tissu nichées au fond d’une poche. Un manque de précision étonnant chez le Coréen qui a coutume de soigner les moindres détails de ses smartphones haut de gamme.

Ce petit défaut mis à part, le S26 Ultra reste solidement armé pour endurer les aléas de la vie quotidienne. Il affiche un indice IP68 pour résister aux poussières et à l’immersion dans l’eau par 1,5 m de fond pendant 30 minutes. Étrangement, Samsung ne pousse pas jusqu’à l’indice IP69 pour affronter les jets d’eau sous pression. Son dos est protégé par du verre Gorilla Glass Victus 2 et son écran par du verre Glass Armor 2.
Enfin, la connectique est au goût du jour. Rien de surprenant pour un smartphone premium. Réseau 5G, Wi-Fi 7 tribande (2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz), Bluetooth 6 Le Audio (Auracast, et de nombreux codecs dont le LC3 mais aussi l'aptX, le LDAC...), NFC, double nano-SIM et compatibilité eSIM, SOS d’urgence par satellite, port USB-C 3.2 Gen 2… tout est là pour rester connecté dans les meilleures conditions actuellement disponibles.
Écran : confidentialité ou luminosité, il faut choisir (5/5)
C’est donc au sein de cette dalle généreuse de 6,9 pouces que se niche la principale nouveauté de ce Galaxy S26 Ultra : l'affichage confidentiel (ou Privacy Display). Une technique qui permet de cacher à la vue des personnes à côté de vous de voir, tout ou partie du contenu affiché. Pratique pour éviter que votre voisin ne jette un œil indiscret sur les photos, sites Web ou documents confidentiels que vous consultez, pour masquer le code secret tapoté pour accéder à votre appli bancaire ou encore dissimuler la teneur d’une notification surgissant au sommet de l’écran. Et c’est là que se cache la bonne idée puisque la fonction est réglable à l’envi selon la situation.

Pour parvenir à ce résultat, Samsung Display, a élaboré un nouveau type de dalle AMOLED avec une matrice de pixels innovante : la Black Matrix. Y sont intercalés deux types de pixels. Les premiers diffusent normalement la lumière, de manière large, pour que l’écran soit lisible quel que soit l’angle de vue. Les seconds, en revanche, diffusent la lumière sous un angle beaucoup plus restreint à 90°. Seuls ces derniers sont mis à contribution lorsque l’affichage confidentiel est activé. Comme l’opération s’effectue pixel par pixel, un pan logiciel permet de définir les zones concernées par ce filtrage. Ce dispositif fonctionne particulièrement bien. L’impression d’avoir apposé un film physique de confidentialité comme on en trouve pour les PC portables ou les smartphones est bien présente. Plus l’angle de vision est large, plus l’écran s’obscurcit à la vue de l’observateur indiscret. Néanmoins, cette particularité bien pratique n’est pas sans impact sur le rendu à l’écran pour l’utilisateur placé bien en face.

Sans le mode Privacy Display, la dalle AMOLED du S26 Ultra délivre de bonnes performances. Sous notre sonde, sa luminosité grimpe à 727 cd/m2 en SDR, à 1429 cd/m2 en HDR avec un pic à 2623 cd/m2 avec le mode luminosité adaptative. C’est même un poil au-dessus de la promesse de Samsung (2600 cd/m2). Autrement dit, il n’y a aucun problème à lire ce qui s’y affiche, même sous un soleil ardent. Le Delta E s’établit quant à lui à 1,9 avec le mode « Couleurs naturelles » et à 2,6 avec le mode « Vif ». La dalle reste donc parfaitement sous le seuil de 3 à partir duquel il est possible de percevoir une différence entre les couleurs affichée et la source originale. Nous avions des doutes sur ce point lors de notre premier contact avec le téléphone, au moment de sa présentation officielle, mais nous nous inclinons, c'est parfait. Bravo Samsung.

Mais attention, lorsque le mode Privacy Display se met en branle, c’est une autre histoire. Pour notre test, nous l’avons appliqué à la totalité de l’écran. Notre sonde a ainsi pu mesurer une forte baisse de la luminosité. Elle plafonne à 305 cd/m2 en SDR (-58 %), à 766 cd/m2 en HDR (-46 %) et à 1247 cd/m2 en pic HDR avec la luminosité adaptative (-52 %).
Et, si la luminosité est à la peine, c’est aussi le cas des contrastes qui prennent un sacré coup sur la tête. Les noirs normalement profonds avec les dalles AMOLED deviennent grisâtres sitôt le filtre de confidentialité activé. Quant aux couleurs, nous avons relevé un Delta E de 2,85 avec le mode « Naturel » et 3,11 avec le mode « Vif » lorsque l’affichage confidentiel est actif. Le rouge est particulièrement à fête, mais le résultat global est tout de même étonnamment bon.
Le Privacy Display reste à utiliser avec parcimonie et en intérieur de préférence. Le temps d’un trajet en transport en commun, par exemple, ou temporairement dans un espace public. Chez vous ou lorsqu’aucun risque de confidentialité ne pointe son nez, il faudra penser à le désactiver. Regrettable d’ailleurs que Samsung n’ait pas intégré une activation par géolocalisation (lorsque l’on quitte le domicile ou le bureau par exemple).

Ces petits désagréments n’ôtent rien à la pertinence du procédé et surtout à son aspect pratique puisqu’il est activable à la demande. Sans lui, la dalle resplendit avec sa définition QHD+ (3120 x 1440 pixels) réglée par défaut en FHD+ (2340 x 1080 pixels) pour réduire la consommation d’énergie. Il s’agit bien sûr d’une dalle LTPO avec un rafraîchissement adaptatif de 1 à 120 Hz qu’il est toutefois possible de caler à 60 Hz pour là encore économiser de l’énergie. Bref, même si le S26 Ultra demeure beaucoup moins lumineux que certains concurrents, Honor et son Magic 8 Pro en tête (dont le pic de luminosité dépasse les 4500 cd/m2), c'est un sans faute pour Samsung.
Performances : un processeur optimisé et de l’IA à foison (4,5/5)
Pour ce cru 2026 de Galaxy S, Samsung recommence ses facéties. L’an dernier, les trois modèles (S25, S25+ et S25 Ultra) étaient motorisés par le même processeur haut de gamme de l’époque, le Snapdragon 8 Elite. Cette année, c’est le retour des processeurs Exynos pour les S26 et S26+ mais pas pour le S26 Ultra qui profite du dernier-né de Qualcomm, le Snapdragon 8 Elite Gen 5 optimisé pour smartphones Galaxy. Contrairement à nombre de smartphones premium sortis depuis la fin de l’année dernière, il se contente par défaut de 12 Go de RAM (contre 16 Go la plupart du temps) et 256 Go d’espace de stockage sur notre exemplaire de test, mais peut grimper à 512 Go, moyennant 200 euros de plus (hors promotion). Pour obtenir la version dotée de 16 Go de RAM, il faudra opter pour le modèle muni de 1 To d’espace de stockage, facturé... 1969 euros (hors promo).
Les performances se révèlent sans surprise excellentes. Le S26 Ultra se permet de passer devant le Xiaomi 17 Ultra et même l’iPhone 17 Pro Max dans les benchmarks single core et multi core réalisés avec l'application Geekbench. Pas mal du tout. En revanche, comme d'habitude, le SoC de Qualcomm ne rattrape pas l’A19 Pro d’Apple pour la puissance de calcul du GPU, avec un score largement en retrait (42 %). Des performances brutes qui restent toutefois impressionnantes et qui se traduisent au quotidien par une fluidité sans faille.
Cependant, tout taillé qu’il est pour les smartphones Galaxy de Samsung, le Snapdragon 8 Elite Gen 5 présente les mêmes symptômes que chez la concurrence sur ce S26 Ultra. Le throttling (ralentissement du processeur pour éviter la surchauffe) fait lui aussi son apparition après une dizaine de minutes d’usage intense. La perte est même plus importante que sur le Xiaomi 17 Ultra passé entre nos mains puisque le SoC ne tourne plus qu’à 39 % de ses capacités. Quant à la chauffe du boîtier, Samsung a plutôt bien travaillé le système de refroidissement (chambre à vapeur) de son appareil. La température au dos n’a grimpé que jusqu’à 44,5°C et 38,7°C sur la tranche droite durant notre stress test graphique avec l'application 3D Mark. On comprend pourquoi le Coréen a remplacé le titane par l’aluminium. L'appareil ne devrait pas vous brûler les doigts.
One UI 8.5 fait toujours la part belle à l’IA
Les smartphones de la gamme S26 sont pour le moment les seuls à profiter de la dernière surcouche logicielle maison OneUI 8.5 de Samsung. Elle se superpose avec toujours autant d’élégance à Android 16 avec son interface soignée et compréhensible très facilement.
Surtout, avec Google, Samsung est le constructeur qui fournit le plus de fonctions, tirant profit de l’intelligence artificielle sur ses appareils. Regroupés sous la bannière Galaxy AI, on y retrouve ainsi les outils habituels pour l’édition et la génération de texte, les traductions, la détection des appels téléphoniques ou des SMS frauduleux, mais également la retouche et la génération d’image.

One UI 8.5 apporte plusieurs nouveautés. Du côté des images justement, il devient possible de demander à l’IA, en langage naturel à la voix ou en saisissant du texte, de modifier une partie d’une photo. Par exemple générer un nouvel arrière-plan, ajouter des éléments, etc. Et ça fonctionne plutôt bien.
Côté usage au quotidien, la fonction Now Brief pour organiser votre journée avec un petit résumé de votre programme est toujours présente. Elle est secondée par Now Nudge qui s’immisce dans le clavier Samsung. Elle analyse le texte reçu et saisi pour faire des propositions contextualisées. Si quelqu’un vous demande par exemple par SMS de caler un RDV, vous pourrez directement ouvrir votre agenda d’un appui sur le bouton affiché sans avoir à chercher l’appli sur votre smartphone. Autre nouveauté, l’ajout d’un Finder, une sorte de super explorateur intégré à OneUI 8.5 qui permet de rechercher un élément partout sur le smartphone (applis, fichiers, etc.). Après avoir passé deux ans à pousser l’IA tous azimuts (pour masquer l’absence de réelle évolution matérielle ?), Samsung lève un peu le pied mais ne cesse pas pour autant de proposer de nouveaux outils pratiques.
Photo : une belle polyvalence et des performances améliorées (5/5)
Samsung a opéré relativement peu de modifications sur la monture photo de son smartphone géant. Néanmoins, elles ne sont pas anodines. Si la définition de chaque capteur ne varie pas d’une année sur l’autre (200 Mpx pour le grand-angle, 10 Mpx pour le téléobjectif x3, 50 Mpx pour le téléobjectif x5 et l’ultra grand-angle) les optiques en revanche s’améliorent. Le grand-angle passe d’une ouverture f/1,7 à f/1,4 et le téléobjectif x5 d’une ouverture f/3,4 à f/2,9. À la clé, la capacité de récolter plus de lumière, bien utile pour la capture des clichés en basse lumière, et une profondeur de champ plus courte (davantage de flou d'arrière plan). En façade, la caméra selfie ne change pas d’un iota avec un module 12 Mpx (f/2,2).

Avec notre mire de test, le grand-angle (eq 23 mm) s’en sort très bien. Les fichiers RAW obtenus (sans traitement logiciel) montrent des couleurs très bien préservées malgré la montée en sensibilité ISO, et un bruit numérique qui commence à se manifester légèrement dès 800 ISO mais qui reste contenu de manière assez remarquable par rapport au S25 Ultra de l'année dernière, même poussé à 3200 ISO. Cela signifie que le capteur principal du S26 Ultra produira de bien meilleures images en basse lumière ou de nuit.
En conséquence, c'est une ballade de santé pour le traitement logiciel de Samsung, qui se montre diablement efficace lorsqu'il s'agit de corriger les dégradations induites par les hautes sensibilités. Le traitement demeure ainsi mesuré, évitant le lissage excessif ou le durcissement trop prononcé des contours. Du très bon boulot.

En pleine lumière, le grand-angle produit également des clichés d’excellente qualité. Le piqué est bien présent et les images fourmillent de détails, le tout en conservant une très belle marge de recadrage si vous utilisez les 200 millions de pixels du capteur. L’exposition est bien maîtrisée et l’on apprécie la belle plage dynamique permettant de discerner des éléments dans les zones sombres ou claires. La colorimétrie est elle aussi fidèle en toutes circonstances.

Le téléobjectif x3 (eq 69 mm) ne profite pas d’amélioration par rapport à l’an dernier en revanche. Il permet d’obtenir des portraits très propres pourvu que la lumière soit au rendez-vous. Dans le cas contraire, mieux vaut se tourner vers le grand-angle et se rapprocher du sujet.

Le téléobjectif x5 (eq 115 mm) améliore quant à lui ses prestations. L’ouverture plus grande permet de profiter d’un peu plus de lumière, ce qui autorise un peu plus de détails dans des conditions lumineuses moins favorables. Sur notre mire de test, le bruit numérique fait là encore son apparition dès 800 ISO, et il fait assez mal lorsque l'on atteint 3200 ISO. Outre la perte de détails, les couleurs prennent également un sacré coup, surtout le rouge. Heureusement, le traitement logiciel se montre à la hauteur pour corriger tant que possible le problème.
Les images restent bien exploitables jusqu’en x10. Au-delà, le traitement est un peu plus à la peine pour maintenir la netteté. Le S26 Ultra offre un grossissement jusqu’à x100. Si les clichés ne sont pas véritablement exploitables, l’IA se montre moins agressive pour « réinventer » l’image, le zoom permet d’identifier des éléments vraiment très éloignés.
Reste le module ultra grand-angle. Il offre une netteté agréable au centre de l'image, mais qui s’estompe progressivement sur les côtés. La déformation sur les bords est assez prononcée par ailleurs, comme on le constate sur les fichiers RAW de notre mire de test, mais c'est tout à fait normal et elle est bien corrigée par le traitement logiciel, elle ne gêne pas vraiment sur les photos finales.
Un dernier point concernant la vidéo sur laquelle Samsung a bien travaillé. Le S26 Ultra intègre une stabilisation étonnante avec un maintien de l’horizon tel qu’on le croise sur les caméras d’action. Vous aurez beau secouer l’appareil, le faire pencher d’un côté ou de l’autre, l’image restera stable. Le résultat est réellement impressionnant et satisfera à coup sûr les vlogueurs. En somme, la partition photo du S26 Ultra est nettement améliorée par rapport à celle du S25 Ultra. Cette année, Samsung remet l'église au milieu du village semble-t-il, montrant les muscles face à Xiaomi notamment, qui dominait depuis quelques années la photo mobile grâce à des capteurs de grande qualité, des traitements malins et discrets, ainsi qu'un partenariat bien senti avec le spécialiste Leica. Pour 2026, le smartphone star de Samsung se montre au moins au niveau de son concurrent, voire même meilleur.
Autonomie et recharge : toujours pas de silicium-carbone mais une charge plus rapide (5/5)
Ne cherchez pas : il n’y a toujours pas de batterie silicium-carbone dans la famille Galaxy S, contrairement aux concurrents chinois. Le Coréen se donne encore le temps de la maîtriser et d’évaluer sa pertinence et son efficacité avant de l’intégrer dans ses appareils. En attendant, ce S26 Ultra se dote du même accu Li-Ion de 5000 mAh que le S25 Ultra de l’an dernier. Et si la capacité est identique, les efforts pour économiser l’énergie se sont accrus. Avec notre test de lecture vidéo 4K en streaming et un écran calé sur 200 cd/m², le S26 Ultra a tenu 29h56. Une jolie progression (1h59 de plus) par rapport au S25 Ultra. Un score qui le hisse également parmi les smartphones les plus endurants du moment. Avec un usage plus classique, il est aisé d’envisager deux journées d’utilisation avant la panne sèche.
Si l’autonomie est en hausse, c’est aussi le cas de la puissance de charge. Ce grand smartphone premium passe enfin à de la vraie charge rapide : 60 W au lieu de 45 W en filaire précédemment. Il était temps. Avec un chargeur Anker de 100W, le S26 Ultra a récupéré 44 % de batterie en 15 minutes. Durant cette période, la charge a plafonné à 51 W pour chuter graduellement jusqu’à 5 W dans les derniers pourcents. Finalement, le plein a nécessité 59 minutes, soit 20 minutes de moins qu’avec le S25 Ultra.

Petite déception en revanche du côté de la charge sans fil. Certes, elle progresse en passant de 15 à 25W. Mais, pour profiter de la norme Qi2 afin d’aimanter le smartphone directement sur un chargeur (type MagSafe) il faudra l’équiper d’une coque… qui n’est pas fournie dans la boîte. À 1469 euros l’appareil, c’est un peu pingre.
Durabilité et réparabilité : premium aussi dans la durée (3,5/5)
Aux côtés de Google, et à présent de Honor pour son Magic8 Pro, Samsung est l’un des rares constructeurs à se montrer aussi généreux sur le suivi logiciel de ses smartphones premium. Le Galaxy S26 Ultra profitera ainsi, comme son prédécesseur, de 7 ans de mises à jour système et de correctifs de sécurité. Et, bien que cette intention ne soit pas nouvelle, elle souffre d’une erreur sur l’étiquette Energy. En effet, sur le critère de la réparabilité, l’appareil ne récolte qu’un passable C avec un seul point attribué pour le suivi logiciel. Les outils nécessaires au démontage de l’appareil sont également pointés du doigt. Ce qui n’empêche pas le Galaxy S26 Ultra de remporter un A de moyenne générale, salué aussi pour sa bonne résistance aux chutes répétées et aux rayures sur son écran. Ouf.

Le parcours client est plutôt bien fait sur le site du constructeur en cas de panne, mais il nécessite la création d'un compte. Samsung ne commercialise pas lui même les pièces détachées de ses téléphones, au cas où vous seriez bricoleur, mais il est possible de trouver les plus critiques en ligne, comme la batterie et l'écran. Ce n'est pas encore le cas pour celles des S26 mais cela devrait venir.
Les meilleures alternatives au Samsung Galaxy S26 Ultra
Honor Magic8 Pro : le smartphone le plus lumineux du marché
Xiaomi 17 Ultra : le roi de la photo
Conclusion
Si ces dernières années, on avait un peu l'impression de voir Samsung se reposer sur ses lauriers, le Galaxy S26 Ultra marque une belle évolution et se paye même le luxe d'innover sur un marché pourtant très mature. Difficile en effet de ne pas être impressionné par son nouvel écran "Privacy Display", garantissant la confidentialité du contenu affiché. Une avancée particulièrement pratique sur un smartphone aussi grand. Même si l’on y perd un peu en luminosité en activant cette option, le résultat vaut ce léger sacrifice. Mais le S26 Ultra n’en oublie pas pour autant les autres arguments qui font mouche, un processeur véloce à la chauffe maîtrisée, une très bonne endurance, un design confortable et léché... Mais l'autre bonne surprise vient du volet photo, qui progresse nettement pour venir remettre en question la concurrence, Xiaomi en tête. Toujours très polyvalent et complété d'une jolie panoplie d’outils d’intelligence artificielle, le S26 Ultra délivre d'excellentes images, surtout avec son grand angle, et ce en plein jour comme en basse lumière. Ce qui chagrine toujours autant, c’est son tarif élevé et, pour cette édition, l’absence dans la boîte d’une coque compatible Qi2 pour la recharge sans fil. Samsung aurait franchement pu l'offrir... En dehors de cela et de l'intégration bancale du stylet, nous avons peu de choses à reprocher à ce téléphone. Samsung montre un peu les muscles cette année, il le fallait, et c'est bien joué.
- Design : 4/5
- Connectique : 5/5
- Écran : 5/5
- Performances : 4,5/5
- Photo : 5/5
- Autonomie : 5/5
- Réparabilité : 3,5/5
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