
Sommaire
- Design : adieu les courbes pour plus de solidité encore (4/5)
- Connectique : un coup de frais serait le bienvenu (3/5)
- Écran : lisible et agréable à l’œil (4/5)
- Performances : juste ce qu’il faut et pas plus (3,5/5)
- Photo : Honor en panne d’inspiration (3/5)
- Autonomie et recharge : une endurance solide (5/5)
- Durabilité et réparabilité : un mobile taillé pour durer (3/5)
- Les meilleures alternatives au Honor Magic8 Lite
- Conclusion
Dans l’ombre du modèle haut de gamme Magic8 Pro, se décline le Magic8 Lite. Un smartphone moins ambitieux, à la fiche technique plus légère mais au tarif bien plus abordable aussi. Pour autant, ce mobile de milieu de gamme souhaite titiller les ténors du marché comme les Galaxy A56 de Samsung ou le tout frais Redmi Note 15 Pro de Xiaomi. Et pour séduire, le Magic8 Lite mise principalement sur deux arguments : une solidité presque à toute épreuve et une batterie généreuse (7500 mAh). Le reste de la fiche technique évolue très peu voire pas du tout. On reste aussi perplexe quant au moteur retenu par Honor. Le Chinois a en effet jeté son dévolu sur un SoC Snapdragon 6 Gen 4 de Qualcomm. Une puce de milieu de gamme installée également au cœur du Realme 14 sorti au début de l’été 2025 et qui nous semble, sur le papier, un peu poussive.
Nous avons pu tester le Magic8 Lite durant plusieurs semaines avant sa sortie pour mettre ses atouts à l’épreuve. Pourra-t-il entrer dans notre guide des meilleurs smartphones pas chers ? Réponse dans ce test.
Design : adieu les courbes pour plus de solidité encore (4/5)
Puisqu’on ne change pas complètement une équipe qui gagne, Honor a légèrement revu le look du Magic8 Lite par rapport à son prédécesseur (qui lui-même ressemblait déjà beaucoup au Magic6 Lite). On retrouve donc au sommet du dos constitué de plastique le gros bloc photo circulaire et cranté sur le pourtour qui accueille ses deux capteurs et le flash répartis cette fois-ci en croix et non en carré. Cependant, l’aspect de l'îlot photo se fait moins massif puisque le centre arbore à présent la couleur du reste du boîtier.

C’est surtout sur la face avant que le Chinois a changé son fusil d’épaule. La marque tire un trait sur l’écran incurvé au profit d’une dalle cette fois-ci entièrement plate. Mais, histoire de ne pas totalement déstabiliser les fans, les bordures de l’écran se révèlent plutôt fines avec seulement 1,3 mm d’épaisseur sur les quatre côtés. C’est un peu moins immersif mais les finitions sont très soignées. Le poinçon qui dissimule le capteur selfie devient de son côté tout rond et abandonne l’aspect pilule présent sur le Magic7 Lite. Suite à cette transformation esthétique, les tranches de l’appareil arborent maintenant l’aspect bien plat commun à de nombreux smartphones depuis quelques années. En revanche, hormis les boutons de volume et de mise sous tension, aucune autre touche semi-tactile comme sur le Honor 400 Lite ou le Magic8 Pro n’est présente.

Les dimensions de l’appareil évoluent elles aussi. Il prend 0,6 mm en largeur (76,1 mm) mais perd 0,9 mm en hauteur (161,9 mm) et presque 0,2 mm en épaisseur (7,8 mm). Son poids quant à lui ne bouge pas à 189 g. Enfin, le Magic8 Lite améliore la solidité définie par ses aînés. Il affiche une étanchéité IP68/IP69 (contre IP64 pour le Magic7 Lite) pour résister à l’immersion dans l’eau et aux jets sous pression. Il embarque aussi le système Ultra-Bounce Anti-Drop, une protection maison d'Honor contre les chutes, reposant notamment sur un nouveau verre trempé. Il serait ainsi plus résistant aux chutes et capable de sortir indemne d’un saut à 2,5 m de haut. Nous n’avons pas tenté de vérifier cette promesse cependant.
Connectique : un coup de frais serait le bienvenu (3/5)
Honor réserve visiblement la plupart des évolutions majeures à son modèle haut de gamme. Sur le terrain de la connectique, le Magic8 Lite ressemble presque trait pour trait à son prédécesseur. La connexion sans fil stagne au Wi-Fi 6 (on aurait apprécié au moins du Wi-Fi 6E pour cette mise à jour, nous en sommes tout de même au Wi-Fi 7), le Bluetooth passe de la version 5.1 à 5.2 et le port USB-C reste cantonné à la norme 2.0.

Pour le transfert rapide des fichiers vers un ordinateur, on repassera. Le NFC pour le paiement sans contact reste de la partie tout comme le lecteur d’empreinte digitale placé sous l’écran et toujours aussi réactif, même avec les doigts humides. Enfin, pour la connexion au réseau mobile 5G, deux cartes au format nano SIM peuvent prendre place dans le tiroir au bas de l’appareil. Pas de place en revanche pour une carte mémoire microSD mais le stockage de 256 ou 512 Go devrait suffire.
Écran : lisible et agréable à l’œil (4/5)
Un bon afficheur se définit selon plusieurs critères : une définition précise, une luminosité suffisante, des couleurs riches et fidèles, et une fluidité confortable. Le Magic8 Lite coche toutes ces cases. L’appareil se dote d’une dalle Oled de 6,79 pouces avec une définition de 1,5K, soit 2640 x 1200 pixels pour une résolution de 427 ppp. Il ne s’agit pas d’une dalle LTPO mais elle bénéficie d’un rafraîchissement dynamique de 60 à 120 Hz.

Côté luminosité, notre sonde a mesuré 935 nits en SDR et 2148 nits en HDR. Les pics s’établissent respectivement à 1703 nits et 2201 nits. Nous sommes donc très éloignés des 6000 nits promis sur la fiche technique. Néanmoins, ces valeurs demeurent largement suffisantes pour ne rencontrer aucune difficulté même sous un soleil ardent. Constat identique avec le respect des couleurs. Nous avons mesuré un Delta E à 1,38 avec le mode de couleurs « Normales » et 2,26 avec les couleurs vives, qui flattent un peu plus la rétine. Dans les deux cas, la valeur reste bien en-deçà du seuil de 3 à partir duquel l’œil humain commence à percevoir les différences entre la source et l’image affichée à l’écran.
Performances : juste ce qu’il faut et pas plus (3,5/5)
Sans surprise, le SoC qui équipe ce Magic8 Lite n’est pas un foudre de guerre. Le processeur Qualcomm Snapdragon 6 Gen 4 gravé en 4 nm embarque un cœur Cortex-A720s à 2,3 GHz, trois cœurs Cortex-A720s à 2,21 GHz et quatre Cortex-A520s à 1,8 GHz. La partie graphique est confiée à un GPU Adreno 810. Le processeur est épaulé par 8 Go de RAM et, sur notre modèle de test, de 512 Go d’espace de stockage. Les résultats des benchmarks que nous avons menés montrent que le Magic8 Lite n’arrive pas encore à la hauteur de ce que peut proposer Samsung avec son Galaxy A56 équipé d’un SoC maison, l’Exynos 1580. Il fait un peu mieux que son prédécesseur, le Magic7 Lite, mais reste toutefois en retrait de la concurrence, notamment sur le volet graphique.
Au quotidien, le Magic8 Lite reste plutôt agréable à manipuler. Nous avons pu ressentir quelques ralentissements durant la navigation dans l’interface mais rien de dramatique. Les applis tournent sans difficulté. En jeu, l’appareil propose des prestations honorables pour sa catégorie. Nous avons pu jouer à notre titre de référence, Genshin Impact, avec une fluidité de 45 images par seconde et un niveau de détails graphiques calé sur Moyen. Ce n’est pas le plus fin et le plus fluide de tous mais ça reste satisfaisant. D’autant que l’appareil chauffe relativement peu.
MagicOS 9 : un peu d’IA et beaucoup de bloatwares
Sorti de sa boîte, le Magic8 Lite est animé par Android 15 et la surcouche logicielle maison MagicOS, ici en version 9. C’est l’une des principales différences logicielles qui le séparent de son grand frère le Magic8 Pro sorti en même temps et qui profite d’entrée de jeu d’Android 16 et de MagicOS 10. Le système est plutôt bien fait et relativement fluide. En revanche, on regrette le grand nombre d’applis tierces (hormis celles de Google et de Honor) installées d’office. Pas moins d’une dizaine se bousculent à l’écran. On note aussi la présence d’un dossier « Applications populaires » qui regroupe une douzaine d’applis supplémentaires prêtes à être téléchargées ainsi que des propositions d’apps. Il s’agit là d’un dossier géré par le système. S’il est possible de désactiver ce service, il n’y a en revanche aucun moyen de s’en débarrasser.

Côté IA, quelques outils sont regroupés sous la bannière Honor AI. Des suggestions d’applications (en fonction des actions menées) à la rédaction de contenu en passant par le Texte magique (pour extraire du texte des images), l’essentiel est là. Pour la photo, plusieurs fonctions sont également disponibles pour générer du contenu (élargir une image) ou appliquer des embellissements.

Photo : Honor en panne d’inspiration (3/5)
Si vous cherchez de belles améliorations pour le Magic8 Lite par rapport à son prédécesseur, ce n’est certainement pas du côté de la photo qu’il faut vous tourner. La marque rejoue dans les grandes lignes la partition jouée l’année dernière. L’appareil embarque donc le même grand-angle de 108 Mpx avec une ouverture f/1,75 (contre f/1,8 sur le Magic7 Lite) et un ultra grand-angle sensiblement identique avec son capteur de 5 Mpx (f/2,2). Enfin, en façade, la caméra selfie se pare d’un capteur de 16 Mpx (f/2,5).

Sans grande surprise donc, les résultats restent très proches de ceux obtenus avec le modèle précédent. Avec une bonne lumière, le grand-angle délivre des clichés satisfaisants sans être exceptionnels. Avec la mire de notre laboratoire, les fichiers RAW obtenus (sans traitement logiciel) montrent une bonne stabilité lors de la montée en sensibilité. Le bruit demeure assez contenu et les couleurs justes jusqu’à 1600 ISO, ce qui n’est pas courant pour des appareils de cette gamme et laisse augurer de bons résultats pour les images saisies dans des conditions lumineuses moins favorables.
On peut toutefois reprocher au Magic8 Lite un petit manque de piqué. Les détails ne sont pas toujours aussi fins qu’on le souhaiterait. La netteté n’est pas non plus systématiquement au rendez-vous faute à un autofocus parfois capricieux. Pas de téléobjectif optique ici. L’interface de l’appareil photo propose par défaut un zoom 3x opéré par recadrage. Il peut dépanner dans certaines situations. On constate aussi une forte disparité dans les couleurs qui tendent à tirer vers le jaune quand on utilie le zoom.

Pour les portraits, les résultats sont très satisfaisants. Le logiciel permet de contrôler manuellement le degré de flou d’arrière-plan. Le détourage reste propre et les couleurs, comme les tons de peau, se révèlent bien gérés.

Lorsque la lumière décroît, le Magic8 Lite ne s’en sort pas si mal. Le piqué demeure assez léger et le traitement logiciel applique un lissage parfois prononcé mais dans l’ensemble, le grand-angle réussit à maintenir un niveau satisfaisant pour cette catégorie. Bien sûr, on reste loin des meilleurs du domaine, et même des meilleurs appareils de milieu de gamme, mais c'est une prestation correcte.

On ne peut pas en dire autant de l’ultra grand-angle. Sur le petit écran, les images font facilement illusion. Mais affichées sur une dalle plus grande, elles perdent de leur cachet avec un piqué très discutable. La netteté demeure au rendez-vous au centre de l'image, mais pas en périphérie. La distorsion sur les bords est également mal maîtrisée. Les couleurs prennent aussi du plomb dans l’aile avec un bleu prédominant. Enfin, en basse lumière, les résultats ne sont guère plus réjouissants.
Reste les selfies, plutôt réussis aussi bien en mode photo standard qu’en mode portrait. Le bokeh est bien maîtrisé mais il est automatique.
Autonomie et recharge : une endurance solide (5/5)
Honor a été l’un des premiers constructeurs à adopter la technologie Silicium-carbone pour les batteries de ses smartphones. Elle permet d’augmenter la capacité de charge sans pour autant nécessiter un accu plus volumineux. Dans le cas du Magic8 Lite, la batterie passe de 6600 mAh à 7500 mAh. Prometteur. Force est de constater que la recette fonctionne. Avec notre test de lecture vidéo 4K en streaming, le Magic8 Lite a tenu 28h53, soit 4h56 minutes de plus que le Magic7 Lite sur le même exercice. Un score très satisfaisant pour un appareil de milieu de gamme. En usage normal, cette autonomie permet de tenir aisément deux jours et demi éloigné d’une prise électrique. C’est très confortable.
Côté recharge, rien de neuf sous le soleil. À condition de disposer du chargeur adéquat (environ 10 euros), il est possible de bénéficier de la charge rapide 66W. De notre côté, relié à un chargeur Anker IQ3 de 100W, le Magic8 Lite a nécessité 1h12 pour refaire le plein à 100 %. L’appareil a récupéré 45 % de batterie au bout de 30 minutes.
Durabilité et réparabilité : un mobile taillé pour durer (3/5)
Sur l’étiquette Énergie obligatoire pour tous les smartphones commercialisés en Europe, le Magic8 Lite récolte un B. Une note assez honorable qu’il doit en grande partie à sa belle résistance aux chutes, qui favorise sa durabilité. Sa batterie lui permet également de grappiller quelques points tant pour l’autonomie que pour le nombre de cycles de charge évalué à 1200 avant de chuter sous les 80% de capacité.

Le suivi logiciel compte également avec la promesse de 5 ans de mises à jour système et six ans de correctifs de sécurité. Ce n’est pas encore au niveau de ce que propose Google ou Samsung mais pour un mobile de milieu de gamme, c’est correct. En revanche, on regrette toujours le manque d'informations du site internet Honor et le SAV par simple email ou appel téléphonique.
Les meilleures alternatives au Honor Magic8 Lite
Samsung Galaxy A56
Avec son design soigné et presque premium, sa partition photo assez équilibrée et son autonomie satisfaisante, le Galaxy A56 se présente comme un concurrent sérieux face au Magic8 Lite. Il a aussi pour lui un processeur un poil plus véloce et un écran confortable.
Honor Magic7 Lite
Finalement, au vu du faible nombre d’évolutions de cette formule, le Magic7 Lite sorti l’an passé tient encore remarquablement la route face à son successeur. La qualité photo est identique et l’autonomie reste aussi très confortable.
Conclusion
Le Magic8 Lite succède sans beaucoup d’éclat au Magic7 Lite de l’an passé. Grâce à une batterie sensiblement plus confortable, l'endurance est certes meilleure, excellente par rapport à la concurrence, et la solidité de l'appareil s'améliore encore un peu. mais si ces évolutions sont appréciables, on en attendait plus. Principale déception : le volet photo. Il demeure sensiblement identique à l’an passé avec des résultats eux aussi similaires, donc plutôt moyens. Côté connectique aussi, la copie ne présente aucune évolution majeure, le Wi-Fi accusant notamment deux générations de retard. Enfin, le choix du Snapdragon 6 Gen 4 pour animer le mobile se révèle un peu décevant, avec des performances bien inférieures au concurrent A56 de chez Samsung. Le Magic8 Lite n’en demeure pas moins un bon mobile de milieu de gamme… pour le moment.Tiendra-t-il la route en 2026 face à la concurrence ? Cela reste à voir.
- Design : 4/5
- Connectique : 3/5
- Écran : 4/5
- Performances : 3,5/5
- Photo : 3/5
- Autonomie : 5/5
- Réparabilité : 4/5
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