Mais à quoi pourrait bien ressembler l'hypermarché du futur ? A l'ère de la consommation raisonnable, du digital et de la zéro-artificialisation des sols, ces géants du commerce doivent certes pivoter, comme on dit dans le monde des start-up, mais ils ont aussi le devoir d'exploiter leur emprise au sol de manière différente.

Si le principe du "tout sous le même toit" peut perdurer, son organisation et la répartition des produits auront probablement bien changé dans les dix prochaines années. Des experts de la distribution se sont prêtés au jeu de partager avec Capital leur vision d'avenir de l'hypermarché. Chacun a dessiné les grandes lignes d'un format plus durable certes, mais aussi plus rentable et les transformations qui pourraient mener à de tels résultats.

Ainsi, l'hypermarché du futur sera :

... Plus automatisé et libéré de ses gondoles

Encore en sursis dans de nombreux magasins, l'offre de produits d'électronique, d'électroménager ou le meuble va progressivement disparaître des hypermarchés tels qu'on les connaît. "Le non-alimentaire restera d'actualité à certaines occasions, sur des coups liés à la période, par exemple sur la papeterie pour la rentrée des classes", estime Laurent Thoumine, directeur exécutif responsable du secteur retail en Europe chez Accenture. Selon lui, ce ne sont plus les enseignes d'hypermarché qui s'occuperont de ces références, mais un spécialiste invité par le magasin, par exemple Gamm Vert ou Jardiland au printemps pour la semaine du jardin. "C'est la galerie de l'hyper, voire une partie de la zone commerciale qui l'entoure, qui rentrera dans le magasin pour faire vivre toute la partie historiquement à droite de l'allée centrale ", dessine Laurent Thoumine.

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