Celui qui s’appelle Sébastien Devaud à la ville dévoile à 21 Millions, la newsletter crypto et Web3 de Capital, un nouveau projet : une distribution intégrale des revenus issus d’un morceau à ses collectionneurs d'œuvres. Intitulé {agorians}, le morceau sera célébré lors d’une soirée prévue à la NFC Lisbon, organisée du 7 au 9 juin.

21 Millions : On vous connaît en premier lieu comme musicien. Comment en êtes-vous arrivé à concevoir des NFT artistiques ?

Agoria : Cela fait deux ans maintenant que j'ai sorti ma première œuvre digitale - j'utilise peu le mot NFT. Auparavant, j'avais plutôt travaillé avec le monde de l'art contemporain, avec des plasticiens comme Philippe Arnaud auprès duquel j'ai beaucoup appris. Puis, j'ai créé des photos, exposées à Paris ou pendant l'Art Basel Miami. La pandémie est arrivée et plutôt que de ne rien faire, comme on le demandait aux DJ, j’ai pris le confinement comme une aubaine. J'ai sorti mon premier drop de NFT lors d'un événement d'un château où se trouve une plantation de chanvre (la ferme 91530 Le Marais, située au Château Le Marais, au Val Saint-Germain, ndlr). J'ai conçu ma propre narration artistique autour de l'art génératif biologique, dans l'idée de parler à la fois du vivant et de la technologie. Je trouvais très important de coupler le numérique avec le vivant et je me suis notamment entouré de scientifiques pour concevoir des œuvres.

Vous avez décidé de concevoir un morceau, dont les revenus associés seront redistribués à vos collectionneurs. D’où vous est venue cette idée ?

Pendant ces deux ans d’épopée artistique, j'ai reçu beaucoup d'amour et il m'a semblé important, surtout dans un bear market où les gens ont quand même perdu pour la plupart beaucoup d'argent, d'offrir quelque chose. Le travail numérique, je le fais par passion. Je suis dans une position très luxueuse où je gagne bien ma vie déjà sur la partie musicale de ma carrière. De fait, je pensais cool de joindre les deux et d'offrir finalement un morceau à ceux qui m'ont supporté pendant cette période. Je veux aussi que le public le perçoive comme un morceau normal, que ceux qui ne sont pas forcément très Web3 ne boycottent pas ce morceau. Avec Bolero (la plateforme musicale associée au projet, à découvrir dans notre focus, ndlr), notre désir est aussi de présenter ce que peut-être le Web3, de montrer que plutôt de l’assimiler seulement à de la flambe ou de la spéculation, il est possible grâce à la blockchain de réaliser des projets fous. C'est aussi pour ça que je redistribue 100% des royalties : on ne peut pas de cette manière me questionner sur un intérêt purement lucratif.

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