Chaque semaine passée sur le front montre à quel point l’Ukraine se dote d’équipements précieux pour faire face à Moscou. Si Kiev a signé avec Raytheon un contrat pour lui fournir des missiles intercepteurs Patriot, le pays est surtout en passe de devenir le principal fournisseur mondial de drones. Cette montée en puissance et en compétence militaire lui permet par exemple de présenter le Swan‑X 20, rapporte L’Indépendant. Placé dans la catégorie des plateformes «lourdes de classe moyenne», le drone a été conçu pour des missions de frappe à moyenne portée.

Selon le site ukrainien Militarnyi, c’est la National Association of Ukrainian Defence Industry (NAUDI, Association nationale ukrainienne de l'industrie de défense) qui a confirmé que l’engin, fabriqué par la société Wings & Quadro, allait voir le jour grâce à la participation de la Slovaquie. Cet engin lourd, prévu pour des missions spécifiques dans des environnements tactiques complexes, est capable de transporter jusqu’à 20 kg de charge. Surtout, il peut couvrir une distance de 250 km.

Un nouveau drone de précision

La National Association of Ukrainian Defence Industry précise même que dans certaines configurations, son extension peut atteindre 300 km. Côté vitesse, la défense ukrainienne annonce 160 km/h avec une autonomie de 95 minutes. En cela, ce drone lourd est plutôt un engin «opérationnel», peut-on apprendre. Complémentaire des FPV-drones de courte portée, le Swan‑X 20 se positionne ainsi comme un drone de précision pour cibler des radars, installations ou dépôts logistiques.

Si l’Ukraine utilisait jusqu’alors de nombreux drones défensifs, les offensifs sont de plus en plus utilisés, notamment pour viser des cibles à l’arrière du champ de bataille. Cela permet à Kiev d’éviter d’envoyer des missiles balistiques ou des avions classiques. Avec ce nouvel «outil», l’Ukraine montre à quel point elle souhaite développer sa capacité de réponse à longue distance contre les forces russes.

Dernièrement, Kiev a lancé une usine souterraine de drones pour s'affranchir de la dépendance à la Chine. L’entreprise ukrainienne General Cherry va collaborer avec une société croate. Dernièrement, pour faire face aux drones Shahed iraniens, elle s’est tournée vers les FPV en ajoutant notamment des ailes aux quadricoptères. Le but : permettre de se maintenir en l’air plus longtemps sans utiliser d’énergie.