
En marge de la guerre entre Israël et le Hamas, la situation en Ukraine est loin de s’arranger. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet, la Russie a envoyé 322 drones et leurres sur l’Ukraine, visant principalement la ville de Starokostiantyniv, dans la région de Khmelnytskyi. Dans la foulée, Kiev a indiqué avoir frappé la base aérienne de Borisoglebsk, une base importante car elle est décrite comme la «base d'attache» des avions de combat russes Su-34, Su-35S et Su-30SM. Depuis quelques semaines, même si l’Ukraine continue de subir des pertes, l’État-major vise des armes et du matériel russes de haute importance.
Lanceur Iskander, avion A-50, chasseur Su-35 ou encore le MiG-31K qui peut embarquer des missiles balistiques hypersoniques... Kiev cible l’armement russe. Son armée aurait aussi battu le Yastreb-AV, radar de contrebatterie très coûteux. Mais que faire pour contrer les drones ? Selon Le Parisien, Kiev vient de recevoir son premier SharkU1. Totalement différent des avions utilisés actuellement sur le front, cet avion ultraléger motorisé (ULM) de fabrication tchèque a même été présenté au Salon du Bourget au mois de juin.
Efficace face au drone Shahed ?
Reprenant en partie les caractéristiques du Shark 600, cette nouvelle version est «axée sur la guerre électronique pour l’Ukraine», a indiqué un responsable de la société Shark Aero. Mais à quoi servirait-il ? Selon nos confrères, ses composants techniques lui permettraient de «chasser des drones silencieux ultralégers». Parmi les drones russes visés, l’Orlan, mais surtout le Shahed. Ce drone, qui occupe une place stratégique dans l’arsenal militaire déployé par Moscou, a été initialement importé d’Iran dès 2022.
Avec l’aide de travailleurs nord-coréens, 2 000 à 5 000 exemplaires seraient produits chaque mois. Les neutraliser revêtirait ainsi une importance cruciale. Selon les données récoltées par Le Parisien, le SharkU1 permettrait de brouiller les canaux de transmission vidéo et de contrôle des drones, mais également de supprimer les signaux de positionnement GNSS. Quel est le but ? Eviter au drone d’atteindre la cible visée ou même une perte de contrôle, aboutissant sur un crash de l’appareil.
Un ULM pouvant voler à plus de 270 km/h
Pouvant voler à une altitude maximale de 5 500 mètres, le SharkU1 peut neutraliser les drones dans un rayon de 4,5 kilomètres à une altitude de 1 800 mètres. Avec son autonomie de 2 000 kilomètres, il peut survoler le front à plus de 270 km/h. «Nous en possédons déjà, et d’autres sont en cours de développement grâce au soutien financier et matériel de nos partenaires étrangers», a confirmé le commandant en chef des forces armées ukrainiennes. Reste la question de son prix : évalué entre 300 000 et 400 000 euros, le SharkU1 reste très coûteux…



















