
Sa prise de parole était très attendue par de nombreux secteurs exposés à la flambée des carburants. A la sortie d’une réunion avec différents ministres concernés, comme Roland Lescure (Economie), Serge Papin (Petites et Moyennes Entreprises et Commerce) ou Philippe Tabarot (Transports), Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles aides, en particulier un «dispositif d'accompagnement» à venir pour quelque trois millions de «grands rouleurs» touchés par la hausse du prix du carburant, rapporte Franceinfo. «On a décidé de faire des aides mensualisées et ciblées», a-t-il dévoilé dans un premier temps.
Toutefois, le Premier ministre a souligné que le gouvernement «refusait toute logique de chèques généraux et de baisses massives de taxes» : «J'ai donné mandat aux ministres de préparer différents plans de soutien pour le mois de mai», a-t-il ajouté. Sébastien Lecornu a été plus précis en évoquant une «réduction moyenne de 20 centimes d'euros par litre», à destination «des travailleurs modestes». Cette aide concernera également les travailleurs du BTP, et il y aura «des conditions de kilomètres», a-t-il poursuivi.
Aides reconduites dans les transports, la pêche et l’agriculture
Dans le même temps, les aides pour les professionnels du secteur des transports sont reconduites, tout comme celles pour les agriculteurs sont reconduites et portées «à 15 centimes d'euro par litre de gazole non routier (GNR) dès le mois de mai» pour les agriculteurs, ainsi qu’«à 30 ou 35 centimes d'euro par litre de carburant (contre 20 centimes actuellement)» pour les pêcheurs. D’autres secteurs ont été évoqués, à l’image des taxis et des VTC où des discussions sont annoncées «dans les jours à venir» et plus précisément, au mois de mai.
«L'idée c'est de n'abandonner personne», a martelé le Premier ministre. «Si la crise s'aggravait, il y aurait d'autres annonces. Pas question pour nous d'abandonner celles et ceux qui font vivre le pays.» Sébastien Lecornu a confirmé qu’il «n’y aurait pas de chèque à l’aveugle» et que le gouvernement avait mis en place un «dispositif de confiance, souple». Il ne faut pas «dépenser de l’argent que l’on n’a pas», a-t-il insisté.
Nouveau coup de pression sur les distributeurs
Enfin, le locataire de Matignon a évoqué d’autres chantiers comme la question de la transparence sur les marges des distributeurs. «On n’est pas là pour casser notre réseau de distribution, pour montrer du doigt», a-t-il souligné, «mais comme on a une crise de la volatilité, on a des marchés globaux qui montent et descendent très très vite, il faut aussi qu’à la pompe, ça monte et ça descende tout aussi vite», a lancé comme message Sébastien Lecornu.




















