
Un programme qui s'élargit au fil des années. Dès le lundi 1er septembre, le dépistage néonatal pourra compter sur trois nouveaux tests, a annoncé le ministère de la Santé. Ces derniers sont effectués 48 heures après la naissance de l’enfant. «C’est un moyen d’éviter que ces enfants aient des séquelles définitives, et de leur permettre de se développer et de grandir le mieux possible», expose l’administration dans un communiqué. En effet, l’analyse de sang permet d’identifier des maladies non visibles chez les nouveaux-nés.
Parmi les trois nouvelles maladies, la SMA. Cette maladie neuromusculaire évolutive affecte les muscles et les affaiblit progressivement, rapporte TF1 Info. Une dégénérescence d’une partie de la moelle épinière peut entraîner une paralysie de la racine des membres ainsi qu’une atrophie des muscles. La SMA, qui touche un enfant sur 7 000, est la deuxième maladie de transmission autosomique récessive de l’enfant la plus fréquente après la mucoviscidose.
La France encore en retard sur le dépistage néonatal
Les tests vont aussi concerner les déficits immunitaires combinés sévères. Il s’agit d’un syndrome rare qui touche un bébé sur 30 000. Des cellules du système immunitaire, normalement chargées de protéger l'organisme des agressions extérieures, ne fonctionnent plus, ce qui conduit à un affaiblissement du système immunitaire du nouveau-né. Enfin, le déficit en acyl-coenzyme A déshydrogénase des acides gras à chaîne très longue est une maladie d'oxydation des acides gras qui empêche le corps de décomposer certains types de graisses. Elle touche un bébé sur 100 000.
Ce type de procédure rapide «s’inscrit en cohérence avec le 4ᵉ plan maladies rares 2025-2030 qui prévoit de déployer les dépistages néonataux recommandés par la Haute Autorité de santé», assure le ministère de la Santé. Le test est proposé aux parents de chaque nouveau-né et ne peut être effectué qu’avec leur accord. Malgré cette détection supplémentaire, la France reste toutefois très en retard sur le dépistage néonatal par rapport à ses voisins européens avec 16 maladies dépistées, contre 27 en Irlande ou 40 en Italie.



















