
Le secteur aéronautique doit faire des efforts pour émettre moins de gaz à effet de serre. Plusieurs initiatives sont en place, comme le renouvellement des vieux avions ou des carburants moins émetteurs, mais il reste des pistes d’amélioration. Et c’est en regardant le ciel qu’Airbus a trouvé un nouveau levier pour faire diminuer la pollution. Comme le rapporte BFMTV, le constructeur européen planche depuis plusieurs années sur l’optimisation de ses trajectoires et entend s’inspirer des formations de vol des oies migratrices.
Le projet, nommé «fello’fly», consiste à installer des avions les uns derrière les autres pour que ceux de l’arrière profitent des courants d’air porteurs de ceux de l’avant. Les économies de carburant seraient donc réalisées par ceux de l’arrière et cette technique n’est viable que pour les vols long-courriers. Selon un communiqué d’Airbus, «grâce à cette technique de vol, le premier avion (aux avants-postes, NDLR) crée une portance qui améliore le rendement énergétique de l'avion suivant : c'est ce qu'on appelle la ‘récupération d'énergie de sillage’».
Des économies nécessaires
Cette technique peut aussi être comparée à celle utilisée par les coureurs du Tour de France ou de Formule 1, qui se placent derrière un autre pour profiter de l’effet d’aspiration. «Une fois opérationnelle, cette technique pourrait permettre de réaliser jusqu'à 5% d'économies de carburant sur les vols long-courriers», ajoute Airbus. Pour le moment, huit essais ont été menés «au-dessus de l’Atlantique Nord entre septembre et octobre 2025». Il fallait que les avions soient capables de se retrouver à un point de rendez-vous et surtout de respecter les règles de sécurité, deux avions ne pouvant pas se suivre de trop près. Ces économies d’énergie sont essentielles aujourd’hui alors que le nombre de vols se multiplie et que, selon les estimations, le secteur devrait émettre autant en 2043 qu’en 2023 malgré les efforts déjà entamés.


















