
À partir du 23 juin, les médecins, y compris les généralistes, pourront prescrire les traitements anti-obésité Wegovy (sémaglutide), Mounjaro (tirzépatide) et Saxenda (liraglutide), selon une annonce de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), relayée par Le Parisien. Jusqu’à présent, seule une prescription initiale par un médecin spécialiste, par exemple un endocrinologue, un diabétologue ou un nutritionniste, était autorisée. Les renouvellements pourront en revanche être faits par tout praticien. Une évolution qui vise à simplifier l’accès à ces traitements soumis à ordonnance, dont la demande progresse rapidement.
L’ANSM avait déjà laissé entendre en mai dernier qu’un assouplissement était à l’étude. L’agence justifie aujourd’hui sa décision : les délais sont parfois longs pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, ce qui freine l’accès aux soins pour certains patients. Cet assouplissement doit donc permettre un accès plus équitable aux soins sur l’ensemble du territoire, alors que ces traitements sont de plus en plus utilisés dans la lutte contre l’obésité.
Un accès facilité, mais toujours encadré
Ces médicaments appartiennent à la classe des analogues GLP-1. Ils agissent en imitant une hormone intestinale qui régule la sensation de satiété, favorisant ainsi la perte de poids. L’ANSM insiste cependant sur le fait qu’ils doivent être prescrits en seconde intention, c’est-à-dire uniquement en cas d’échec des approches nutritionnelles classiques, et toujours associés à une alimentation adaptée et à une activité physique régulière.
L’agence met également en garde contre tout usage détourné. Ces traitements ne sont pas conçus pour une perte de poids esthétique, ni destinés à des patients sans surpoids ni pathologie liée. Leur mésusage peut entraîner des effets secondaires potentiellement graves. L’ANSM souhaite maintenir une surveillance renforcée autour de leur utilisation, face à l’engouement croissant pour ces traitements en France comme à l’étranger.


















