
Une avancée qui pourrait se révéler particulièrement bénéfique. Alors que l’apnée du sommeil touche actuellement près de trois millions de personnes en France, un nouveau dispositif thérapeutique, pratiqué aux États-Unis, commence à être réalisé dans certains hôpitaux français, assure TF1 Info. Cette opération, prise en charge par la Sécurité sociale, permet de mettre en place sous la clavicule un petit pacemaker lors d’une opération chirurgicale effectuée sous anesthésie générale. Ainsi, ce dernier permet d’éviter l'obstruction des voies respiratoires en envoyant du courant électrique sur la langue durant le sommeil.
Comme l’expliquent nos confrères, le dispositif est alors relié à deux électrodes : l’une située sous la peau, au niveau du cou, tandis que l’autre est implantée au niveau du thorax, entre deux côtes. La seconde peut alors ainsi détecter le début de l’inspiration du patient et lance un signal au pacemaker qui envoie ensuite une stimulation sur l’électrode au contact du nerf de la langue. Par conséquent, le patient va tirer la langue, ce qui lui permettra de respirer plus convenablement. Cette opération permet au chirurgien de ne pas intervenir dans la gorge. De plus, dans le cas où le dispositif ne fonctionne pas, il peut facilement être retiré.
Un dispositif qui ne nécessite aucun appareillage
Auprès d’Actu Strasbourg, Denis Briche, chirurgien ORL, rappelle «qu’il n’y a pas d’appareillage. Le patient n’a rien dans la bouche ou sur la bouche». «Tout fonctionne avec une télécommande. Elle sert à allumer le boîtier qui va permettre la stimulation du nerf hypoglosse et à régler son intensité», ajoute-t-il.
Néanmoins, le patient qui profite de cette pratique doit répondre à plusieurs critères. «Cette opération s’adresse aux patients qui sont soit en échec de traitement par pression positive continue, soit qui ne supportent pas le masque», affirme Amina Ganeval, chirurgien maxillo-facial à la clinique Sainte-Barbe, dans Actu Strasbourg. «Il faut aussi qu’ils soient en échec de gouttière mandibulaire, qu’ils aient été diagnostiqués il y a plus d’un an. Il y a aussi des limites de poids», poursuit-elle.


















