Ascenseurs, alarmes, téléassistance, objets connectés… Des millions d’appareils risquent-ils de devenir bientôt inutilisables ? A partir de 2026, les opérateurs français commenceront à couper les réseaux 2G, avant une fermeture progressive de la 3G d’ici à 2029. Or, cette transition vers la 4G et la 5G pose un défi de taille : de nombreux secteurs s’appuient encore sur ces anciennes technologies et redoutent une obsolescence brutale de leurs équipements.

Au total, près de 8 millions de dispositifs reposent encore sur les réseaux 2G ou 3G, selon une étude PWC réalisée à l’été 2024, citée par Le Parisien. Le calendrier fixé par les opérateurs laisse peu de marge : plusieurs fédérations professionnelles alertent sur le risque de ne pas pouvoir remplacer certains systèmes critiques à temps, faute de moyens financiers ou de main-d’œuvre qualifiée. Si quelques secteurs parviennent à suivre le rythme, beaucoup peinent à avancer, au risque de provoquer des interruptions de service, voire des situations dangereuses pour les publics les plus vulnérables.

Les professionnels réclament deux ans de plus

Les secteurs de la sécurité, des ascenseurs, de la téléassistance et de la gestion technique des bâtiments réclament ainsi un délai supplémentaire de deux ans, soulignant que des délais de transition plus longs sont monnaie courante dans d'autres pays européens. Du côté des autorités, la réponse se fait attendre. Malgré de nombreuses lettres adressées au gouvernement, peu de retours ont été enregistrés.

A ce jour, seule une déclaration publique a été faite : en juin, le ministre chargé de l’Industrie et de l’Energie, Marc Ferracci, a précisé au Sénat que ce choix relevait uniquement de la stratégie des opérateurs télécoms, l’Etat n’ayant pas le pouvoir de leur imposer le maintien de ces réseaux. Alors que l’échéance approche, la pression monte pour trouver rapidement des solutions et éviter que cette transition technologique ne mette en péril des milliers d’usagers.