Fin du signal en approche. Dès la mi-2026, le réseau de communication téléphonique 2G va définitivement fermer. La bande passante libérée servira à renforcer le débit pour les réseaux 4G et 5G. A priori, la fin de la 2G ne devrait pas perturber les utilisateurs de smartphone, puisque cette technologie est largement obsolète. En revanche, elle pourrait avoir des conséquences inattendues pour les personnes qui habitent dans des immeubles. En effet, plus de 230 000 ascenseurs sont encore reliés à cette technologie, alors que 60 000 sont reliés à la 3G, dont la fermeture est prévue pour 2028.

Dans ce contexte, la Fédération des ascenseurs a appelé mardi 19 août les copropriétés et les bailleurs sociaux à «se dépêcher» de changer le système de téléalarme de ces appareils dans les immeubles. Des milliers d'ascenseurs pourraient devenir inutilisables dès l'arrêt définitif de la 2G. «Beaucoup d'ascenseurs sont encore équipés de boîtiers de téléalarme connectés en 2G, cet équipement permet à un usager d'obtenir une liaison avec un conseiller technique en cas de problème, explique Mamadou Diallo, responsable technique à Acorus, entreprise francilienne du bâtiment spécialisée dans la rénovation en sites occupés. Ce canal de communication permet par exemple d'envoyer un technicien pour sortir une personne bloquée dans un ascenseur.»

Le coût de l’intervention oscille entre 1 000 et 1 500 euros

L'entreprise Acorus a pris les devant puisqu'elle a déjà remplacé les boîtiers dans 50% à 60% du parc de ses ascenseurs. L'intervention dure entre 30 et 60 minutes par ascenseur, pour un coût qui oscille entre 1 000 et 1 500 euros par appareil, hors frais de déplacement des techniciens. Un intervention prise en charge par les copropriétés, où les travaux doivent être votés en Assemblée générale, ou par les bailleurs sociaux. Si l’intervention est rapide et assez simple à réaliser, Mamadou Diallo conseille vivement aux copropriétaires de contacter les sociétés qui gèrent leurs ascenseurs au plus vite, afin d’éviter les mauvaises surprises. «Le risque d’un goulot d’étranglement en 2026 est réel puisque les agendas des techniciens sont déjà saturés», prévient t-il.

Rappelons que ces fameux boîtiers de téléalarme sont obligatoires dans les ascenseurs. «L’impossibilité de les mettre à niveau est susceptible d’imposer une mise à l’arrêt des appareils», rappelle la Fédération des ascenseurs. Son président Olivier Rouvière s'inquiète de l’évolution future du taux de «disponibilité» des ascenseurs en France, qui est aujourd’hui de 99%. «Cela signifie que chaque jour, 99% des 645 000 ascenseurs du pays ne sont ni en panne ni en maintenance», expliquait-il dernièrement.