
Un premier vol de démonstration concluant. Ce lundi 30 mars, le géant industriel Airbus a testé avec succès, sur un terrain d'entraînement militaire du nord de l’Allemagne, son «Bird of Prey», un drone intercepteur autonome capable de neutraliser des menaces kamikazes à bas coût. Ce vol de démonstration a eu lieu seulement neuf mois après le lancement du projet. Le missile est estimé à environ 50 000 dollars l’unité, et pourrait coûter moins cher que certains drones kamikazes de type Shahed, selon 20 Minutes.
Le prototype Bird of Prey présente une envergure de 2,5 mètres, une longueur de 3,1 mètres ainsi qu’une masse maximale au décollage de 160 kg. Il était équipé de quatre mini-missiles air-air Mark I à guidage autonome, dont la portée va jusqu’à 1,5 km. Ces derniers sont notamment composés d'une ogive à fragmentation conçue pour neutraliser les cibles à courte portée.
Un drone compatible avec l’architecture de défense de l’OTAN
«Il s'agit d'une étape décisive pour la défense aérienne moderne [...] et cela permet de se défendre contre les menaces aériennes massives à une échelle fondamentalement différente», a commenté Kusti Salm, PDG de Frankenburg Technologies, la start-up partenaire spécialisée dans les technologies de défense qui a développé les missiles air-air Mark I. «Dans le contexte géopolitique et militaire actuel, la défense contre les drones kamikazes est une priorité tactique», a, quant à lui, rappelé Mike Schoellhorn, PDG d'Airbus Defence and Space.
«Grâce à notre Bird of Prey et aux missiles Mark I, nous fournissons un intercepteur efficace et économique, comblant ainsi un manque crucial de capacités sur les théâtres d'opérations asymétriques actuels», ajoute le dirigeant. Ce drone intercepteur est d’ailleurs réutilisable et compatible avec l’architecture de défense de l’OTAN, en passant par la plateforme IBMS d’Airbus.



















