La guerre au Moyen-Orient se joue aussi sur le front des finances. Aujourd’hui, la France lutte contre les drones Shahed avec des missiles MICA. Les premiers coûtent entre 60.000 et 70.000 euros alors que les seconds entre 600.000 et 700.000 euros. Les calculs ne sont pas bons pour la France qui défend ses alliés des Émirats arabes unis ainsi que ses bases sur place face aux offensives de l’Iran. Mais une jeune startup vient rebattre les cartes : Egide, fondée par deux anciens de MBDA en septembre 2025, Simon Calonne et Florian Audigier, rapporte La Tribune.

Ils sont à l’initiative de la création de l’Arges, un intercepteur de drones à impulsions électriques, équipé d’IA au sol et embarquée. Celui-ci tire d’ailleurs son nom d’un des cyclopes qui a fabriqué la foudre de Zeus. Une phase de test doit être menée à la fin de l’année pour montrer son efficacité en conditions quasi réelles. «On va pouvoir tester la performance complète du système», assure Simon Calonne à nos confrères. Les deux trentenaires espèrent maintenant un contrat avec l’État pour industrialiser leur produit à grande échelle. Ils envisagent aussi un contrat européen si la France ne se positionne pas.

Des atouts non négligeables

Si l’Arges est un succès technique, il devrait être essentiel dans la défense française. Tout d’abord, l’expérience des deux fondateurs d’Egide chez MBDA leur donne de la crédibilité sur le plan technique. De plus, l’Arges devrait coûter entre 50.000 et 60.000 euros dès 2027, mais son coût devrait baisser avec de plus grosses séries de production. Cela signifierait qu’abattre un drone Shahed coûterait un peu moins cher que d’en envoyer un, ce qui est très loin d’être le cas pour le moment.