
La réindustrialisation du pays est l’un des rares projets qui fait consensus, surtout depuis l’après-Covid-19. Or, elle est au ralenti en 2025. Comme le rapporte BFMTV, le ministère de l’Économie a publié, dimanche 29 mars, son baromètre industriel. Celui-ci fait état d’un solde net de 19 ouvertures et d’extensions de sites industriels en 2025. C’est 4,5 fois moins que l’année précédente, avec un solde de 88 en 2024. Si ce solde reste positif, ces chiffres montrent une croissance au ralenti.
«La tendance au ralentissement se poursuit de façon marquée», explique le gouvernement, qui met en cause «la dégradation du contexte international». Il pointe la concurrence asiatique, les droits de douane imposés par les États-Unis et la hausse des prix de l’énergie. Pour que la courbe de la réindustrialisation ne se transforme pas en plateau, l’État dit «intensifier son action» avec le soutien à la compétitivité de l’industrie à l’échelle européenne, la défense de la préférence européenne et la simplification des procédures.
Des inégalités selon les secteurs
Dans le détail, le baromètre du ministère de l’Économie fait état de grosses différences selon les secteurs d’activité. En effet, l’industrie verte (+26), la défense, l’aéronautique, le spatial (+19) et l’électronique (+12) se portent bien. En revanche, le secteur des transports en perd 14, la chimie en perd 8, tout comme l’industrie mécanique. Le secteur de la métallurgie compte aussi un solde négatif (-6). Mais Bercy se veut optimiste et assure que «150 usines» sont «en cours de création» pour 2026.


















